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France - Cameroun : Un prêtre camerounais sur les traces de Thérèse
Jean-Baptiste Tchakoua, 42 ans, prêtre au Cameroun, prépare la venue des reliques de sainte Thérèse dans son pays, en novembre. Alors que les reliques traverseront son diocèse en novembre, Jean-Baptiste Tchakoua passe l'été sur les traces de la sainte. Il participe à la vie des paroisses de Courteille et de Notre-Dame. Jean-Baptiste Tchakoua n'est pas un nouveau prêtre nommé dans une paroisse d'Alençon. Il est de passage pour l'été. Curé de la paroisse Saint-Nicolas de Flüe de la Mouée, au Cameroun, le prêtre participe à une expérience pastorale. Il est depuis début juillet à Courteille et sera en août à Notre-Dame.
S'il participe pleinement à la vie des paroisses en célébrant la messe ou des inhumations, il est surtout venu dans le but de s'imprégner de la vie de sainte Thérèse. « Les reliques arrivent au Cameroun en novembre et je fais partie des personnes à l'origine de la création d'un groupe thérésien » annonce le père Tchakoua. Sainte Thérèse bénéficie d'une grande notoriété dans son pays.
Plusieurs messes le dimanche
« Des institutions et des paroisses portent son nom et de plus en plus d'associations voient le jour. Beaucoup d'Africains prient Dieu en passant par Thérèse. Rien que dans ma propre famille, trois ou quatre personnes s'appellent Thérèse » poursuit le père Tchakoua. Ce n'est pas la première fois qu'il vient en France. Ni dans le diocèse. En 2006, il a été accueilli à La Chapelle-Montligeon.
Le prêtre aime rappeler que l'Église est universelle et que d'un pays à l'autre, le message qu'elle délivre ne varie pas même si les pratiques diffèrent un peu, « Nous avons des messes très animées au Cameroun où tout le monde chante et danse. Parfois, nous pouvons avoir quatre ou cinq célébrations dans la paroisse le dimanche tellement il y a de monde. C'est loin d'être le cas ici ». Dans sa paroisse, il y a pas moins de quatre chorales : celle des jeunes, celle des adultes, une chorale latine et une autre anglophone.
Si les fidèles extériorisent beaucoup leur foi en Afrique, la pratique religieuse y est marquée par la pauvreté. Confrontés à de nombreuses demandes de vocation, les évêques sont contraints de refuser des candidats, faute de moyens pour financer leur scolarité. Alors qu'en France, la tendance est de regrouper les paroisses, au Cameroun, on en crée de nouvelles.
On comprend, dans ce contexte, que le premier passage des reliques de sainte Thérèse dans le pays soit très attendu. Et Jean-Baptiste Tchakoua n'a qu'un seul regret. Celui de ne pas pouvoir visiter la Maison natale, en travaux cet été. Il se rattrape dans la lecture.
© Source : Ouest-France
Paru le Jeudi 24-07-2008 09:12:11 Lu : 5228 fois
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