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Justice: Affaire Michel-Thierry Atangana: Paul Biya résistera t-il à la pression de la France ? :: CAMEROON

Justice: Affaire Michel-Thierry Atangana: Paul Biya résistera t-il à la pression de la France ?  La dernière sortie en date, relative à cette affaire opposant l’Etat du Cameroun à Michel-Thierry Atangana est celle du président de la République française. Interrogé par notre confrère Christophe Boisbouvier de Radio France internationale le 5 juin dernier, à l’occasion de la remise du prix Houphouët-Boigny à Paris, François Hollande a qualifié d’ « inadmissible » la détention prolongée de son compatriote au Cameroun.

Il avait déjà évoqué ce sujet avec son homologue Paul Biya à Kinshasa en République démocratique du Congo, à l’occasion du dernier sommet de la Francophonie. Et Paul Biya, selon certaines sources, aurait promis de faire quelque chose pour le détenu. Mais les lignes ne semblent point frémir. Depuis quelques semaines, c’est toute la classe politique française qui se mobilise pour obtenir la libération de ce Franco-camerounais une fois de plus condamné par la Justice camerounaise le 4 octobre 2012 à 20 ans de prison.

Le 7 mai dernier, c’est Claudine Lepage, sénatrice représentant les Français établis hors de France qui saisit le ministre Laurent Fabius des Affaires étrangères pour s’inquiéter du cas Michel-Thierry Atangana. «Comme vous le savez, cet homme d’affaire franco-camerounais est détenu depuis bientôt 16 ans à Yaoundé, sous une dalle du camp militaire servant de quartier général à la gendarmerie nationale. Président du comité de pilotage et de suivi des projets routiers de la présidence de la République et représentant du groupe français Jean Lefebvre au Cameroun dans le cadre des projets routiers y afférant, il a été condamné à une nouvelle peine de prison de 20 ans le 4 octobre 2012…

Pourtant, les conditions de détention de M. Atangana Abéga sont toujours aussi déplorables et les plus vives inquiétudes persistent quant à la décision de la Cour suprême appelée à statuer sur les mérites du pourvoi en cassation intenté… » Écrit –elle avant d’inviter le ministre Laurent Fabius à rappeler à nouveau aux autorités camerounaises le droit des ressortissants français à un procès équitable et à des conditions de détention dignes.

Peu avant elle, c’est Christophe-André Frassa le président délégué pour le Cameroun du groupe interparlementaire France-Afrique centrale qui, le 11 avril 2013, saisissait François Hollande sur le sujet. Jean – Luc Fichet, le sénateur du Finistère et maire de Lanmeur a également formulé le même souhait. C’est dire que la situation de Michel-Thierry Atangana préoccupe de plus en plus au plus haut point la classe politique française. Mais jusqu’ici, Paul Biya donne l’impression d’être sourd à ces multiples interpellations.

Son absence à Paris le 5 juin dernier fait d’ailleurs dire aux membres du comité de soutien à Michel-Thierry Atangana que cette affaire l’aurait transformé en paria. « …Dans la mesure où nul ne doute que les chefs d’Etat présents étaient invités par François Hollande et que Paul Biya n’aurait jamais refusé une invitation du président de la République française, une conclusion s’impose. Paul Biya, qui aime à se présenter comme un ami de la France et comme le doyen des chefs d’Etat francophones du continent africain, n’a pas été invité », écrit le collectif dans un communiqué remis à la presse samedi dernier à Yaoundé, à l’occasion d’une conférence de presse.

Les avocats de ce célèbre détenu en ont profité pour faire le point de la procédure judiciaire. Une procédure désormais dans l’impasse. La forclusion des délais imposés par la loi à la Cour suprême pour statuer sur le recours introduit par les avocats de Michel-Thierry Atangana au lendemain de sa seconde condamnation en dit long. Car condamné le 04 octobre, Michel-Thierry Atangana avait introduit un recours en cassation dès le lendemain. La Cour suprême devant rendre son verdict dans les six mois, comme l’exige la loi. « La chambre spécialisée de la Cour suprême nous a sommés le 5 juin dernier de déposer dans ses services dans les 30 jours, les mémoires ampliatifs.

Mais nous avons été confrontés à deux difficultés. Les notes d’audiences dont nous avons fait des photocopies sont illisibles, de même que le dossier ne contient pas le plaidoyer du ministère public. A l’heure qu’il est, nous avons pris sur nous de faire saisir ces notes d’audience à nos frais. Ce travail va commencer ce lundi si tout se passe bien. Et lorsque cela aura été fait, nous pourrons enfin attendre à ce que le dossier soit réexaminé », explique Me Jean Djeuko, un des avocats conseils du détenu. Très embarrassé par ce dossier qui devient désormais comme un caillou dans sa chaussure, Paul Biya a le dos au mur. Car il faut montrer aux yeux du monde que la Justice camerounaise est indépendante. La seule hypothèse semble donc être la grâce présidentielle. Mis en isolement, le chef de l’Etat finira t-il par céder à la pression de la France ? Wait and see.

© Le Messager : Joseph Flavien Kankeu
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FéLICITé CANADA

1

ah cette vielle photo lors d'un sommet africain lol

Lundi 10 Juin 2013 12:38:26
FéLICITé CANADA

2

ah cette vielle photo lors d'un sommet africain lol

Lundi 10 Juin 2013 12:38:28
ABUL-HOL(Gent) BELGIUM

3

france!!! la plaie de l'afrique

Lundi 10 Juin 2013 15:21:14
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