CAMEROUN::ACTUALITES

Vers Une intégration Des Pygmées Baka du Cameroun :: CAMEROON

Vers Une intégration Des Pygmées Baka du CamerounEmile Elenga, 35 ans, est un pygmée Baka. Il est père de 5 enfants. Dans quelques instants il va se marier à l’état civil avec celle avec qui il partage sa vie depuis plus de 10 ans. Mais Elenga n’est pas le seul Baka à se marier en ce jour du mois de mai 2012, qui commémore la journée internationale de la famille.

Nous sommes à Nomedjoh à 310 kilomètres de Yaoundé, ils sont 220 pygmées réunis en 110 couples qui vont s’unir pour le meilleur et pour le pire. C’est la première fois que pareil évènement est organisé au Cameroun. Une initiative de l’association Baka Biosphère qui a reçu le soutien de Roger Milla l’ancien footballeur des Lions Indomptables du Cameroun. « Lorsqu’on a pris contact avec moi pour parrainer ces camerounais, parce qu’il faut le dire c’est des camerounais aussi, j’ai pas hésité parce que ce n’est pas la première fois que je m’occupe des pygmées. Je suis avec eux depuis un certain temps. C’est pour cela que j’ai accepté de parrainer cet évènement. Je ne pense pas que ce soit un choc pour eux. Et puis je pense qu’il n’ya pas qu’un qui se mari, ils sont 110. Donc pour eux se sera un énorme plaisir, une satisfaction de savoir que le monde a un œil plaqué sur eux et que le Cameroun pense aussi à eux. » Expliquait Roger Milla.

Pour Emile Elenga, dès ce jour, c’est une nouvelle vie qui commence. Il a espoir qu’il sera désormais mieux respecté dans la société à travers ce statut de mérié. Emile n’est pas grand de taille. Il mesure 140 cm. C’est n’est pas un nain mais, est morphologiquement ainsi. Il vit comme la plupart de pygmées Baka dans la forêt équatoriale.

Comme les ancêtres d’Emile Elenga, les pygmées sont les premiers habitants de la forêt camerounaise, leur installation remonte au premier millénaire avant Jésus Christ. Les Pygmées sont divisés en groupes distincts : les Twa, les Aka, les Baka et les Mbuti. Ils sont répartis dans plusieurs pays d’Afrique centrale. Ont les retrouvent aussi au Gabon, au Congo, en République centrafricaine, au Rwanda, au Burundi et en Ouganda. Ce sont d’excellent chasseurs, cueilleurs et pêcheurs. Les Baka sont le groupe le plus nombreux du Cameroun, environs 100.000 individus. Ils constituent une minorité analphabète, primitive et totalement marginalisée, tant sur le plan social, économique que politique. Ils sont présents dans les régions de l’Est et du Sud du pays.

Dès les premiers jours de son indépendance, le Cameroun a décidé de sédentariser les Pygmées pour en faire des Camerounais à part entière. En 1968, est lancée l'opération mille pieds, visant à développer les cultures industrielles chez les Pygmées Baka. Mais le rôle de l'État s'est révélé insuffisant dans ce programme d'insertion. Malgré un arrêté présidentiel portant sur l'organisation du statut des Pygmées, le programme en est toujours à la case départ, à la recherche de voies et moyens pour une intégration efficace de ce peuple. Heureusement entretemps l’association Baka biosphère dirigée par Alphonsine Kabadiang a vue le jour.

Elle entreprend de sédentariser à sa manière les pygmées. Son premier objectif porte sur les pygmées Baka. « Le combat que nous menons est très rude. Parce qu’il y a multiples obstacles. Il y a de l’autre côté les autres ONG qui s’occupent aussi des Baka et qui essaye de faire un commerce. Et de l’autre côté des gens comme Baka Biosphère qui travaillons avec le cœur pour sortir les Baka du sous développement. Et de deux les Baka eux même qui se laissent manipulées par certaines personnes. » Pour François Mvilong,  « Célébrer en ce jour les mariages est une marque n’est ce pas de consolidation de la vie conjugale et même de la consolidation de la peuplade pygmées si vous voulez le croire ainsi. Les peuples pygmées qui à partir de maintenant, acceptent de vivre en communauté non plus en forêt, mais en communion avec le peuple Bantu en général. Ce qui est fait pour ce peuple pygmées pour leur intégration dans la modernité, c’est tous ces actions qui sont menées. Déjà vous avez vécu en direct n’est ce pas les mariages pour consolider les actes qui n’existaient pas quand ces peuples vivaient en forêt. Par exemple, la création des écoles, l’accès à la santé. »

Victime de discrimination, les populations pygmées connaissent des changements dans leur mode de vie traditionnel. De nombreuses tribus pygmées quittent aujourd'hui le milieu forestier, parfois chassées par l'exploitation forestière. Elles vivent dorénavant dans un état de pauvreté extrême et sont confrontées à une situation sanitaire critique dans les campements qu’elles établissent aux limites des territoires qui autrefois étaient les leurs. Faute de papiers d'identité qui ne leur sont pas délivrés à la naissance pour cause de refus d'enregistrement, ils n'ont pas la possibilité d'accéder aux soins de base. L'éducation, le travail, la justice sont également d'accès difficile ou impossibles pour les pygmées. Ils sont considérés par les autres ethnies comme des êtres inférieurs. Malheureusement, aucun pays africain à ce jour, n’a encore signé la Convention numéro 169 de l’organisation internationale du travail, relative aux peuples indigènes et tribaux. Si les États Africains venaient à ratifier ledit texte, ils s'engageraient alors à reconnaître comme autochtone le peuple pygmée. Ces mariages sont donc un moyen pour eux de se protéger contre la discrimination dont-ils sont victime.

Si le terme pygmée a acquis une certaine connotation péjorative, il est considéré par certains groupes comme un facteur d’identité. Ces communautés se considèrent tout d’abord comme des peuples de la forêt en raison de la place fondamentale que celle-ci occupe dans leur culture, leur régime alimentaire et leur histoire. Le problème le plus grave auquel sont confrontés les Pygmées est la non-reconnaissance de leurs droits territoriaux de chasseurs-cueilleurs auquel s’ajoute le déni de leur statut de peuple indigène dans de nombreux pays africains. Ils se retrouvent aujourd’hui au bas de l’échelle sociale et victimes d’une discrimination généralisée affectant tous les aspects de leur vie.

A l’image des 5 enfants d’Emile Elenga,  les Baka ne sont pas scolarisés dans leur immense majorité. Les jeunes Baka font l’apprentissage de la forêt dés leur plus jeune âge et participent activement à la vie du campement en pratiquant la cueillette, la pêche et la petite chasse. Au-delà du rite, le chant et la danse restent avant tout un plaisir spontané partagé par toute la communauté. Les pygmées se voient contraints de choisir entre la fuite ou une coexistence qui les expose à la dépendance, au mépris, voire aux abus sexuels et aux maladies sexuellement transmissibles dont sont parfois victimes les jeunes filles.

De nos jours on dénombre environ 500.000 pygmées dans la forêt d’Afrique centrale. Cette population qui est en nette diminution, fait face à de nombreux problèmes qui détruisent sa forme de vie, sa culture et son identité ethnique. En attendant que le processus d’intégration soit réellement effectif, la forêt continue d’être exploitée et les pygmées de plus en plus réduits à gagner les villes contre leur gré en vivant dans des conditions très précaires.

© Correspondance de : Djamen Danga William
PDF
8
LE REVOLTE(San Diego) UNITED STATES

1

@ vs ki voulez changer les pygmees, j'ai un msg pour vs: " nul n'est a change si ce n'est vs-meme". changez votre attitude mentale vis-à-vis d'eux et tt ira bien. les pygmees ne se trouvent pas seulemt en afric. ils st au mexic voisin et meme ici aux usa. dans le grand canyon en arizona on retrouve un grand nombre de pygmees vivant dans un etat aussi primitif ke ceux d'afric. les blancs ont cru pouvoir les changer sans success. ils ont demande aux blancs de les laisser trankil. k'ils se sentent bien dans leur tradition et n'ont ps besoin d'evolution. ils ont besoin k'on les respecte. si roger milla est leur parrain, il sait bien combine ils ont contributes pour son success. pour le reste, donnez leur kelkes vestes et s'ils mettent cela pendant 2 jours, peut-etre k'ils changeront, si non lorsk'un arbre grandi avec ses bosses, si vous voulez oter de cet arbre ses bosses pour le redresser, vous allez le tordre de +en+. laissez l'arbre grandir

Vendredi 26 Avril 2013 04:32:20
LE REVOLTE(San Diego) UNITED STATES

2

suite
avec ses bosses. ils sont a l'aise la ou ils sont. c'est vous ki avez des problemes dans la mesure ou ils n'ont pas besoin de vous. c'est vous ki avez tjrs besoin de leur services lorsk'il faut conkerir un poste de gombo. et si tous mettent des vestes kome vous, habitant en ville kome vous, mangent kome vous, reflechissent kome vous, ou irez-vous lorske vous aurez besoin de gris-gris?

Vendredi 26 Avril 2013 04:37:12
LALUMIèRE(Waiblingen) GERMANY

3

c'est proprement révoltant, je suis complètement révulsé messieurs des ong et baka biosphère. voilà des gens qui ne vous ont rien demandé, rien que de leur laisser leurs forêts et ne pas dénaturer leur mode de vie. dans vos pensées coloniales, vous perpétrez ce que les occidentaux bien-pensants ont fait en afrique et à travers le monde entier: vous cherchez à civiliser des peuples qui sont "civilisés jusq'à la moelle des os" dixit léo frobenius. j'ai visité il y a 3 ans un campement de pygmées à quelques encablures de bertoua et je suis rentré meurtri, touché par le regard hagard et stoïque de ces gens dépassés par notre volonté de puissance contre laquelle ils sont impuissants. messieurs, en quoi un acte de mariage va changer la vie de quelqu'un dont on a entièrement détruit l'écosystème? savez-vous pourquoi le plan national d'intégration des pygmées a échoué? eh bien, oui parce qu'on n'a pas demandé son consentiment à celui à qui il était destiné. on es

Vendredi 26 Avril 2013 11:45:24
LALUMIèRE(Waiblingen) GERMANY

4

on est arrivé comme les colons autrefois et on leur a dit: jetez tous vos gris gris, vos écorces, détruisez vos huttes en feuillage et chantal biya leur a construit de petites cases en tôles et en ciment. savez-vous ce que j'ai vu dans ce campement? eh bien, les cases offertes tombent en ruine et tout à côté, les pygmées continuent à dormir dans leur cases super bio et super écolo, mangeant non pas de la viande de boeuf nourri aux hormones, mais de la bonne viande de rat palmiste sans aucune chimie! la civilisation? c'est nous qui devons aller apprendre chez ces gens ce que c'est que la civilisation!!!!! malheureusement, cette modestie, nous ne l'avons pas, occupé à singer le blanc pour être sûr que nous aussi sommes les maîtres de quelqu'un

Vendredi 26 Avril 2013 11:51:24
MARLOCOMBS(Bayonne) UNITED STATES

5

je trouve qu'en ce 21 siecle il est inadmissible que l'on parle encore de population indigenes.les pygmee doivent comprendre qu'il n y a rien de mal de vivre comme le reste de la civilisation et que, sa leur est benefique sur beaucoup de plan notament le plan sanitaire.

Vendredi 26 Avril 2013 12:15:53
CAMERBE

6

@le revolte

100% daccord avec toi. a yokadouma les pygmees fuient le developpement. lorsque la route passe pres du village, ils foncent encore plus dans la foret. voulant garder leur valeur .... evitant d"etre accultures comme nous africains.
aux philippines, la culture arborigenes est conservee par le gouvernement afin de garder ce cote touristique qui attire aussi bien les europeens que les belles plages du pays.
et j"ose croire que ces meme pygmees etaient dans le temps une valeur touristique du cameroon. qu"en est til maintenant ???

Vendredi 26 Avril 2013 14:37:31
CAMERBE(Imus) PHILIPPINES

7

@marlocombs

c'est une valeur de pouvoir garder sa tradition, som monde.

merci

Vendredi 26 Avril 2013 14:41:57
ZELONI(Dublin) IRELAND

8

les pygmees doivent s'integrer k'ils sont en fransse??

laissz les tranquilles..ils vivent de la chasse et de la cueillete et ils sont en bonne sante pas de maladies des europeens

ils vivent longtemps et sont a l'aise

Vendredi 26 Avril 2013 16:33:59
Pas encore enregistré ?
Enregistrez-vous

Chers intervenants,
Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.
Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Tous les champs précédés par * sont obligatoires. 1000 caractères maximum

* Email
* Mot de passe
* Commentaire