Alors que tout laissait penser que PEK s’acheminait normalement vers un déroulement correct de son procès et que nous pouvions entrevoir une issue favorable, un nouveau piège s’est aujourd’hui refermé sur lui. Le Ministère Public a de nouveau obtenu un renvoi au 22 octobre, toujours pour le même motif (il attend des instructions pour pouvoir remettre ses réquisitions). Mais cette fois, on a compris pourquoi.
On s’achemine vers un dessaisissement de la Cour d’Appel.
D’après la nouvelle loi concernant les procès pour détournement d’argent publics, le procès de PEK aurait dû être terminé au plus tard le 16 octobre. Or, le Ministère Public ayant obtenu un renvoi pour le 22 octobre, tout laisse penser que le 22, il demandera au tribunal de se déclarer incompétent, puisque ne pouvant légalement plus rendre son jugement. S’il y a abandon de la cour d’appel, l’affaire sera renvoyée en Cour Suprême et sera alors traitée au plus tôt dans huit mois…
Le but de cette manœuvre est de retenir PEK jusqu’aux prochaines élections, probablement dans 9 mois.
Et d’autre part, c’était prévisible, car PEK aurait été le premier condamné à vie à être acquitté en appel, ce qui aurait été pour l’opinion internationale une preuve de l’incompétence de la justice camerounaise. Ç’aurait été un camouflé inacceptable pour les Autorités toujours soucieuses d’afficher la respectabilité de ses institutions. On comprend donc fort bien que le procureur général tente de sauver l’honneur de l’État par tous les moyens.
Naïvement, nous avions cru en la bonne fois de l’adversaire, puisque tout prouve l’innocence de PEK. C’était sans compter sur l’acharnement de l’épervier qui ne lâche jamais sa proie.
Les avocats de la défense tenteront tout ce qui est possible pour sauver la situation. Et nous qui soutenons PEK et qui percevons cette manœuvre comme une nouvelle injustice, faisons notre possible pour le faire savoir autours de nous, sur nos blogs, dans la presse et les médias. Nous avons jusqu’au 22 pour faire savoir notre réprobation à qui de droit. Avis à tous : nous sommes à l’écoute de vos suggestions.
Bien que sérieusement refroidi par cette nouvelle douche froide, PEK est décidé à se battre jusqu’au bout, et sitôt sorti du tribunal, il s’est mis au travail pour relancer l’affaire en cours pour obtenir sa remise en liberté, puisqu’il est incarcéré sans mandat depuis le 29 février. Logiquement, si les lois sont respectées, PEK devrait sortir de prison… … … !
Avec PEK et comme lui, nous devons nous battre jusqu’à notre dernière cartouche.
Ci-après, un bref compte-rendu de Gérard Kuissu qui a assisté à l’audience et qui nous dépeint l’atmosphère sur place.
Bien à vous, HUBERT.
Procès Paul Eric Kinguè
Ce jour on a assisté à un énième renvoi ! L’avocat général trouve toujours des moyens fallacieux pour le dilatoire.
C’était la douleur et l’effondrement pour le public venu nombreux de Njombé Penja. On était bouche-bée, KO debout !
Je n’ai pas eu le courage de prendre PEK en photo ! Depuis que je suis cette affaire c’est la première fois que je le vois si abattu !!! C’était dur.
En causant avec PEK il me dit que les dossiers de cour d’appel n’ont vidés au 16 octobre seront envoyés à Yaoundé.
J’avoue que dans la consternation et le climat qu’il y avait, je n’ai pas eu le courage de lui poser des questions ; il n’avait pas la tête à cela !
Je suis parti en dernier le laissant avec son gardien, dans une colère contagieuse, avec un sentiment d’impuissance devant tant d’injustice !
Prochaine audience le 22 octobre ! (Entre temps Enoh aura comparu le 19).
KUISSU MEPHOU GERARD
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