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Cameroun/ Deuxième pont sur le Wouri:Où sont passés les 87 milliards de F Cfa de la France? :: CAMEROON

Cameroun/Deuxième pont sur le Wouri:Où sont passés les 87 milliards de F Cfa de la France?L’appel d’offres déclaré infructueux pour la construction de ce pont fait craindre une distraction des fonds disponibles. Ce qu’on cache sur le 2ème pont du Wouri. Après 11 mois de retard sur le démarrage du chantier, le ministre des Travaux publics a déclaré l’appel d’offres infructueux sans en donner les raisons.Or le budget semblait bouclé, le tracé connu et l’urgence évidente. Lumière sur une nébuleuse.

Le ministre des Travaux publics, maître d'ouvrage, communique:
"conformément à l'article 8.1 du règlement du concours, l'appel d'offre international restreint n°37 pour la conception réalisation du 2ème pont sur le Wouri à Douala est déclaré infructueux".

C’est en substance les termes du communiqué publié dans le quotidien gouvernemental Cameroon-Tribune la semaine dernière par le ministre des Travaux publics, Patrice Amba Salla. La sécheresse de ce communiqué qui ne donne aucune indication sur les motifs d’annulation de l’appel d’offres, ni sur un éventuel lancement d’un autre dans un futur proche, a fait l’effet d’une douche froide dans les milieux économiques nationaux.

L’annulation de l’appel d’offres intervient ainsi après le large dépassement du délai de lancement des travaux de construction de ce 2e pont sur le fleuve Wouri, dont l’importance demeure vitale pour la relance des activités économiques dans la cité portuaire de Douala. Cette annulation est d’autant plus mal venue que les financements liés à ce projet d’un montant total de 119 milliards de F Cfa couvrant la Mission de maîtrise d’oeuvre (Mmo) et le Plan de gestion environnemental et social (Pages), ont été presque bouclés.

L’Agence française de développement (AFD) a versé la somme de 65,5 milliards de F Cfa et le 2e Contrat de désendettement et de développement (C2D) a fourni 21,6 milliards de F Cfa, ce qui porte la quote-part de la France à un montant global de 87,6 milliards de F Cfa. La partie camerounaise qui devait payer le reliquat des 32 milliards de F Cfa a affirmé dès 2011 avoir libéré 10,2 milliards de F Cfa. Si on fait les décomptes, on arrive à la somme globale de 97,4 milliards de F Cfa disponibles, sur un montant de global de 119 milliards.

Les travaux auraient dû démarrer depuis octobre 2011, mais c’est seulement après 11 mois de retard sur le timing prévu que le gouvernement annonce que tout est annulé; où est donc passé l’argent versé par la France depuis fin juillet 2011? Est-il seulement encore disponible dans les caisses du Trésor public? Nos tentatives pour obtenir des informations tant à l’AFD ou auprès de la représentation diplomatique française à Yaoundé sont restées infructueuses. C’est à peine qu’un interlocuteur nous a répondu au bout du fil après notre insistance, que «cette question (avez-vous un suivi de l’argent versé? NDLR) doit être adressée aux autorités camerounaises, et non à l’ambassade de France».

Il y a lieu en effet de craindre comme l’affirment certains, que cette annulation cache en fait une indisponibilité des sommes reçues qui auraient pu servir à quelques dépenses dispendieuses. Mais assure une source interne au ministère des Travaux publics, rien de tout cela n’est vrai. «Le communiqué du Ministre ne doit pas donner lieu à des extrapolations tendancieuses», nous a-t-elle assuré.

Le communiqué publié le 25 juillet 2011 par l’ambassade de France à Yaoundé peu après la signature de l’accord de prêt, parlait de la construction d’undeuxième pont sur le Wouri, comme un «investissement prioritaire du «Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE)» et de la «Politique des grandes ambitions du Président Biya.»

Onze mois après, la priorité des «Grandes réalisations» semble être ailleurs. Pourtant, que d’espoirs les hommes d’affaires ont mis dans la construction de ce 2e pont. Construit en val immédiat du pont actuel, le deuxième ouvrage d’une longueur de 850m, avec cinq voies routières et deux voies ferroviaires, devait booster selon les experts «le rôle de pôle économique national et régional de la ville de Douala».

Ce 2e pont qui devait soulager le pont actuel de son important trafic et servir de voie de circulation pour les piétons et les engins à deux roues doit implémenter l’amélioration des conditions d’accès routier et ferroviaire à la zone industrielle et au Port autonome de Douala, assurer la continuité de la chaîne de transport en direction de l’intérieur du Cameroun et des pays de la sous-région, sur les corridors Est (vers Yaoundé) et Ouest (vers Bafoussam), faciliter l’acheminement des importantes productions agricoles de l’arrière pays vers Douala, booster le désenclavement de la rive droite de la ville de Douala, et l’amélioration de la circulationpar une plus grande fluidité du trafic entre les deux rives, et favoriser aussi l’amélioration des conditions de sécurité routière et plus généralement, l’amélioration des conditions de vie des habitants de la ville.

Ce pont fantôme qui ne vient pas

Le 2e pont sur le fleuve Wouri dont la construction est fortement attendue dans la métropole économique et ses environs est une demande insistante du
Groupement industriel du Cameroun (Gicam) dont les membres n’ont eu de cesse de se plaindre du ralentissement des activités économiques dans laville de Douala, du fait de la saturation du vieux pontactuel. Construit en 1954 par la France, le pont du Wouri a subi une dégradation poussée qui a amené les autorités du pays à effectuer en 2004 et 2008, des travaux de réhabilitation sur le vieil ouvrage, financés par un prêt de l’Agence française de développement d’un montant de 7,8 milliards de F Cfa.

Le niveau du trafic routier interurbain et extra urbain ces 20 dernières années a donné lieu à une saturation inquiétante de l’ouvrage dont les risques de fissuration, voire d’effondrement, étaient réels avant les travaux de renforcement plus haut évoqués. Il est devenu impératif de construire une autre voie de passage sur le fleuve. Une voie à même d’augmenter la compétitivité et d’accompagner la croissance urbaine équilibrée et durable de la grande métropole économique du Cameroun.

Ce nouvel ouvrage doit implémenter l’amélioration des conditions d’accès routier et ferroviaire à la zone industrielle et au Port autonome de Douala, assurer la continuité de la chaîne de transport en direction de l’intérieur du Cameroun et des pays de la sous-région, sur les corridors Est (vers Yaoundé) et Ouest (vers Bafoussam), faciliter l’acheminement des importantes productions agricoles de l’arrière pays vers Douala, désenclaver la rive droite de la ville de Douala, et améliorer la circulation par une plus grande fluidité du trafic entre les deux rives.

C’est donc dommage qu’un tel ouvrage d’une importance indéniable non seulement pour la vitalité de notre économie mais pour le bienêtre des populations apparaisse aujourd’hui comme un serpent de mer. Le Cameroun des «grandes ambitions» et des «grandes réalisations » serait-il ce nain qui ne peutpas s’offrir des ouvrages de qualité pour son propre développement?

Tout porte à croire que c’est la mafia institutionnelle qui freinerait des quatre fers la réalisation dudit chantier, pour des calculs personnels et mesquins. Pour mémoire, le troisième pont sur le Djoliba à Bamako est déjà achevé et le 3ème sur la lagune Ebrié à Abidjan est en chantier.
Chez nous on tourne en rond.

© L´Actu : Alphonse Sinkam
 
3
BEBETO

1

qui vivra verra comment ce système ''renouveau'' va se terminer.
je commence à croire que ce pays est parti pour de longs procès à l'horizon 2015-2030.
car, ce qu'on vit ici depuis 30 ans ne s'est jamais vu ailleurs à ma connaissance:
* aucun projet annoncé ou entamé avec le renouveau n'a jamais abouti sans manquements
- avec eux, on a vu comment s'est terminé ce qu'on a fini par appeler ''axe lourd'' ds ce monde(des échangeurs à l'entrée de ydé jamais terminés, l'autoroute devenu axe lourd, etc...)
* si le projet en cours dit’ on sur le port à eaux profondes de kribi n'aboutit pas, je ne serais pas surpris...
* la route de l'est est une autre illustration, un serpentin bizarre et les dessous évoqués...
* zones franches!
* guichet unique!
* la route edéa/dizangue qui s'est arrêté au moment où on voulait poser le bitume...
* dites-moi lequel des projets engagés par ce système a abouti vraiment selon le cahier des charg

Mardi 18 Septembre 2012 19:06:04
BEBETO

2

* dites-moi lequel des projets engagés par ce système a abouti vraiment selon le cahier des charges?
* pendant qu'on attend la retenue d'eau de lom pangar, on le voit prioriser le barrage du village; un contre sens incompréhensible ma foie! on, onh, on attend ! on attend ! est-ce que ces barrages viendront avec le renouveau?
* la construction des nouveaux stades dans chaque chef-lieu de région et certain départements! on a même commencé? n'est-ce pas au moment où on l'annonçait, à ce jour ces stades seraient déjà disponibles pour certains? on attend!
nooooon! cela n'a plus de nom ce que nous vivons au cameroun.
c'est le pont sur le wouri ''où on ne le vote pas assez'' qui sera construit sous son renouveau? attendez encore...
et vous dites qu'avec ce que nous vivons nous serons ‘’émergeant’’ en l'an 20135 avec le renouveau? noooooonhhh!
mi nal mi!

Mardi 18 Septembre 2012 19:18:31
CAID212000 CAMEROON

3

je suis entièrement daccord avec toi bebeto, ce pays ne sera jamais émergent avec la merde que nous avons comme dirigeants là!!!

Mercredi 19 Septembre 2012 16:34:29
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