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Afrique,OTAGES FRANÇAIS D’AQMI: Que faire ? :: AFRICA

Mend:Camer.beLe 16 septembre prochain, les six otages français travaillant pour les sociétés AREVA et SATOM, « fêteront » leur deuxième anniversaire de captivité entre les mains d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Le 8 septembre dernier, soit un peu plus d’une semaine avant cet anniversaire, quatre d’entre eux ont tenu à se rappeler aux bons souvenirs de leurs proches, collègues ainsi que des autorités françaises à travers une vidéo tournée en fin août et diffusée par le site d’information mauritanien Sahara Medias.

Chacun des otages, filmé séparément et dans des décors différents qui laissent supposer une multitude de lieux de détention, s’est adressé à ses parents, à son employeur et aux autorités de l’Hexagone. A ces dernières, les ravisseurs ont fait dire, par la bouche des otages, de privilégier la négociation pour les libérer. Rien de plus. Généralement, ce genre d’apparition donne lieu à des ultimatums, des demandes de rançon en échange de la libération des prisonniers ou, dans le pire des cas, à l’exhibition de « preuves de mort » d’otages exécutés comme ce fut le cas tout récemment d’un otage algérien détenu par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

Pour ce cas, il est question d’une invite à la négociation pour une libération pacifique des otages que l’on dit détenus quelque part sur le territoire malien. Certes, on est sans nouvelles des deux autres otages enlevés en même temps que du reste pris en otage en 2010 à Arlit dans le Nord-Niger. Mais on peut être fondé à croire que ceux qui sont retenus contre leur gré depuis cette date sont en vie. En tout cas, jusqu’à la date de la réalisation de la vidéo.

C’est une preuve de vie, bonne pour le moral des parents des otages qui n’ont pas toujours de nouvelles fraîches de leurs proches. En donnant toujours une chance au dialogue, à la négociation, bref à une issue pacifique de ce kidnapping, AQMI veut se prémunir contre toute action militaire pour faire libérer les otages. Si cette hypothèse semblait probable, la tournure prise récemment par les événements au Mali la rend plausible. Le 4 septembre dernier, le président de la transition malienne, Pr Dioncounda Traoré, a officiellement demandé l’aide de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’ONU pour reconquérir les trois régions du Nord de son pays qui sont sous la férule d’intégristes, de terroristes et de trafiquants de tout acabit. Cette option ne laisse aucune chance au dialogue. L’action militaire en vue n’épargnera pas AQMI qui fait aussi partie des envahisseurs. Chaque fois qu’il est question d’intervention militaire au Nord-Mali, la France, d’où sont originaires les otages, a toujours dit être disposée à y apporter un soutien logistique.

Pour beaucoup d’observateurs, c’est le maximum qu’elle puisse faire à cause de ses ressortissants retenus en otage. « La France otage de ses otages », avions-nous même déjà titré un de nos commentaires pour montrer la délicatesse de la position de ce pays dans cette crise. Sans le dire ouvertement, les ravisseurs invitent l’Hexagone à peser de tout son poids pour une sortie de crise pacifique. En d’autres termes, à dissuader Bamako d’user de la force. Les preneurs d’otages voudraient freiner la France dans son soutien logistique à l’intervention militaire qu’ils ne se seraient pas pris autrement. Il reste à savoir quelle va être l’attitude du pays du « président normal ». Mettra-t-il dans la balance la vie de ses ressortissants, qu’il ne peut pas passer par pertes et profits sans avoir affaire à son opinion nationale, pour finalement dissuader le Mali d’user de la force ? Renoncera-t-il à son soutien logistique promis de longue date ? Ou fera-t-il fi du message envoyé quitte à ce que les otages soient tués comme il l’a été avec le pauvre Michel Germano exécuté par ses ravisseurs au cours d’une opération de libération ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que la patrie des droits de l’Homme est confrontée à un dilemme cornélien.

© Le Pays : Séni DABO
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BASTONS GERMANY

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les accolytes de mike lynch, le mouton des moutons africains. le supporter numba one de gedafi, bachar al asaad, du hamas, de aqmi et des dictateurs africains enfermés dans une fausse négritude et de l'africanisme illusoire.

Lundi 10 Septembre 2012 21:34:32
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