CAMEROUN::ACTUALITES

Cameroun : Le sexe se vend toujours bien à Yaoundé :: CAMEROON

Cameroun : Le sexe se vend toujours bien à Yaoundé A côté des vielles recettes, les belles de nuit inventent de nouvelles techniques pour davantage attirer les clients. Elles conquièrent de nouveaux territoires dans la ville.
 
Quand on sillonne les rues de Mvog-Mbi, Mvog-Atangana Mballa, Etoudi, Essos, il est difficile de croire que la prostitution est interdite par le code pénal camerounais en son article 343.

Est punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 20.000 F.Cfa à 500.000 F.Cfa, toute personne de l’un ou de l’autre sexe qui se livre habituellement, moyennant rémunération à des actes sexuels avec autrui. La prostitution continue en effet de faire vivre plusieurs familles dans la capitale politique du Cameroun. Celles que le sociologue Valentin Nga Ndongo appelle « les amazones de Yaoundé », dans son ouvrage intitulé « Violence, délinquance et insécurité à Yaoundé » ne cessent de gagner du terrain, parfois aidées par des policiers. Ces amazones pratiquent essentiellement la prostitution extérieure, celle qui consiste à racoler sur la voie publique, les bars et autres lieux de loisirs. La prostitution en établissement, c'est-à-dire dans les hôtels, les auberges, les motels, et la prostitution à domicile : plus déguisée et entretenue par des femmes tenant dans leurs maisons un commerce.
 
Le quartier Mvog-Atangana Mballa grouille de monde en cette nuit du vendredi 13 avril 2012. Les gens vont et viennent, le pas lent. Il est pourtant minuit. Comme la majorité des gargotes ici, Anyang Coffee ne désemplit pas. Il est difficile de se frayer un chemin pour atteindre le comptoir qu’entourent de jeunes filles légèrement vêtues, dos et ventres dehors, malgré le froid. Les fameux vêtements Dvd exposent bien les corps. « La marchandise se vend bien quand elle est exposée », dit-on en langue ewondo. Minutes après minutes, certaines sortent, toutes flanquées d’hommes.
 
Jeunes et jolies
Les couples se dirigent tous vers des auberges de fortune mal tenues qu’indiquent des ampoules rouges négligemment suspendues à l’entrée de chacun de ces établissements. Les filles, dans leur majorité, sont visiblement jeunes et débutantes. « Ce sont des prostituées, mais ce sont des enfants qui ne connaissent pas ce travail. Elles débutent à peine et acceptent n’importe qui et n’importe quoi », lance Sabine Mendoua, fille de joie bien connue au quartier Mvog-Atangana Mballa et à Mvog-Mbi. Sabine est visiblement courroucée car, depuis l’arrivée de ces jeunes amazones, il y a un an, elle est de moins en moins sollicitée. Les recettes de cette « ancienne » ne cessent de baisser. L’activité est aussi intense entre le carrefour et le commissariat de Nkolndongo.
 
La causerie avec Sabine est interrompue par une jeune fille. Elle s’approche, sa forte poitrine à peine couverte de son décolleté presque transparent, alors que son string rouge est bien visible à cause de son « matelot », cette très courte culotte devenue tendance, couleur noire, volontairement portée en taille basse. Elle laisse voir la naissance de ses fesses. La mise en valeur des seins et du postérieur semble être la démarche marketing considérée comme efficace lorsqu'on veut décrocher le partenaire le plus offrant, à en juger par les tenues que portent les filles ici. « Chéri, on va couper ?», demande la nouvelle venue. Personne ne lui répond, mais elle insiste. Quelques minutes après, elle finit par trouver un « pigeon ». Celui-ci la fait monter dans son véhicule après un bref échange, au cours duquel il est surtout question de négocier le prix. Le couple s’en va vers une destination inconnue. Mais 20 mn après, la fille est de retour. On apprendra d’une de ses amies qu’elle a « pointé » 2. 000 F.Cfa, après « le partage dans le véhicule » avec son pigeon.
 
« Les clients en voiture sont ceux qui payent le mieux, parce qu’avec eux, vous n’avez pas à payer la taxe à l’auberge », confie Rachel E., prostituée. Cette taxe s’élève à 500 F.Cfa, alors que le client débourse 2.000 F.Cfa pour une passe. Les filles de nuit préfèrent donc les hommes en voiture. Par ailleurs, elles évitent au maximum de se rendre chez les clients qui le leur proposent. « Je ne vais pas avec les gens chez eux, parce que quand tu le fais, les hommes abusent toujours de toi. Quand ils n’opèrent pas un viol collectif, ils te dépouillent ou ils profitent de toi sans payer, sachant bien que tu n’iras te plaindre nulle part », déclare Sabine.
 
Deal avec des policiers
Cette attitude prudente est presqu’une règle dans la profession car, aux lieux-dits Carrefour de l’Intendance, Montée Ane rouge, Sho, Hippodrome et Hôtel de ville, aucune fille n’accepte de quitter son poste. Elles préfèrent s’occuper de leurs partenaires sur des cartons, à l’arrière ou dans les magasins de certaines entreprises installées ici. L’un des bâtiments de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) est d’ailleurs fort utilisé pour ces activités. « Il n’est pas prudent de se rendre chez l’homme, parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver. Nous préférons l’auberge ou les cartons », révèle Aïcha, dont la renommée est établie au lieu-dit Campero. Le client qui accepte d’aller avec sa compagne sur des cartons ne débourse que 1.000 F.Cfa. S’il se rend à l’auberge, il paye entre 3.000 et 5.000 F.Cfa.
 
Selon des habitués de ces endroits, l’autre option, pour ceux qui veulent absolument rentrer avec une fille, est la patience. Cette option consiste à attendre le lever du jour pour la convaincre. « Le seul moment où il est possible de convaincre une fille ici c’est quand le jour commence à se lever, c'est-à-dire vers 4 h. Il y a des filles qui cherchent où aller, ou qui ne veulent pas dormir seules, d’autres ont terminé leur nuit et il est plus facile de les convaincre », affirme Alex Ndem, plus connu ici sous le nom d’« Apache ».
 
« Tchouk and pass »
Entre Campero et l’hôtel de ville, il se dit que les filles travaillent avec la complicité des policiers. Et l’argent est au centre de ce deal pour le moins surprenant. « Quand l’une de nous va avec un client, les autres alertent les policiers par des sms ou par des appels. Elles indiquent l’endroit où le couple s’est rendu », chuchote une des prostituées approchées à la montée Ane rouge. Selon elle, les policiers interviennent toujours en pleins ébats et happent l’homme qu’ils menacent de conduire au poste de police en citant l’article 343 du code pénal camerounais qui punit la prostitution et le racolag. Mais il suffit souvent au « pigeon » de donner entre 500 F.Cfa et 1.000 F.Cfa pour être libéré.
 
Au quartier Emombo, à 15 minutes de voiture du centre-ville, la rue n’est qu’une vitrine pour celles qui pratiquent le plus vieux métier au monde. Une fois le marché conclu en effet, les filles conduisent leurs clients à domicile. Au lieu-dit Emombo 2eme, Samantha, Emilie et Nadège occupent une chambre derrière un bar. C’est sur un matelas jeté par terre au milieu de la pièce. Le service coûte 1.000 F.Cfa. A chacune son tour avec son client. Ici, l’expression « Tchouk and pass », en français « tire et pars » trouve tout son sens. Les clients sont toujours appelés à se dépêcher pour laisser la place au suivant. Certaines proposent toutefois l’auberge à leurs partenaires. A Essos, au lieu-dit Camp Sonel, la seule option qui se présente aux clients, c’est l’auberge.
 
Au marché d’Ekounou, connu depuis des années pour ses bars, c’est sur les tables et les comptoirs des commerçants qu’on décolle pour le septième ciel. Les filles hèlent tous ceux qui passent ici la nuit. Le langage est très imagé. Morceaux choisis : « mon gars, viens, je te cut » ; « bébé, viens je te fais pleurer à kolo ». Le client ainsi aguiché va débourser 1.000 F.Cfa. Le « coup » se tire derrière des boutiques ou des bars installés. « C’est plus facile, parce que quand nous proposons l’auberge, certains trouvent que c’est trop cher. Or, derrière la boutique, il donne juste 1.000 F.Cfa et on s’occupe de lui », révèle une fille. Ici aussi, il faut faire vite, « tchouk and pass », pour éviter d’être la cible des agresseurs qui rôdent, jouant les protecteurs de ces vendeuses de sexe.
 
Nouveaux lits
Jusqu'à il y a quelques années, le quartier Nsam n’était pas connu comme un repaire de prostituées à Yaoundé. Elles ont aujourd’hui gagné le Carrefour Nsam, devenu un lieu aux milles plaisirs. Entre l’agence de Garanti Express et le lieu-dit Nsam-Sofavinc, tous les bars et autres bistrots ouverts ont encouragé les belles de nuit à venir « se chercher » ici. Mais l’activité n’est pas aussi visible qu’à Campero, Essos, Etoudi ou Mini-ferme. Les filles se font plus discrètes. Pour « attaquer », les « gos » n’ont pas besoin de se mettre à nu.
 
« Quand vous mettez des habits qui laissent trop voir le corps, il est certes facile d’attirer les hommes, mais vous attirez aussi la police. Moi, je m’habille dignement et je viens attendre », explique Eveline. Agée de 38 ans, le teint clair, la poitrine généreuse et le derrière cambré sur ses talons aiguilles, elle opère entre 20h et minuit, tous les soirs. Mais ses gains ne sont pas aussi élevés que ceux des filles de Campero ou de l’hôtel de ville. « Je m’en tire toujours avec au moins 5.000 F.Cfa par soirée, raconte Eveline. Ceci me permet de payer mon loyer et de m’occuper de ma fille ». Demandez lui si elle conseillerait la prostitution à son rejeton de 13 ans, elle répond sans hésiter : « Je ne le ferais jamais, car, j’y suis malgré moi. Je suis une sorte d’objet pour les hommes, qui m’utilisent pour se soulager ».
 

© Le Jour : Ateba Biwolé
PDF
18
ELECTRIC(Duluth) UNITED STATES

1

pobiya a tue notre pays
prostitution ,la division ,grand banditisme ,3bhalisme, corruption ,la liste est tres longue.voila ce que ce faineant voyageur voyou nous a apporte .pobia part dans ta suisse et laisse nous camerounais construire notre pays .on sait que tu es trop fort avec tout une armee lourdement armee jusqu\\\'au dent avec toi mais nous bas peuple avons nos mains nues et nous te vaincrons.

Mardi 24 Avril 2012 14:00:50
NDJANéA

2

à qui la faute??????????????????????????

Mardi 24 Avril 2012 14:55:16
CAMERDEMAIN

3

prési popol, sur ce plan il faut reconnaitre l'échec.

Mardi 24 Avril 2012 14:56:23
LE RADICAL

4

ateba biwolé
tu semble bien introduit dans le milieu tu en sais un peu trop ton reportage n'a rien d'un journaliste on dirai un habitue du milieu ???

Mardi 24 Avril 2012 15:07:09
MENLAHH

5

s'en fou la mort.a mon pays nous déplorons tous.une fois de plus de plus le biyaisme premier doigt accusateur.meme une fois au pays ne manquons pas d'y faire un tour et de convertir nos dollar en sex.god

Mardi 24 Avril 2012 15:10:14
ONELOVE

6

"cherie,viens je te cut"
ca m'a tue,les camers sont forts.
ainsi vont les grandes realisations.popol a reussi sa mission,celle d'endormir le peuple avec tout genre d'opium(sexe,eglise,sectes,boisson,nourriture,.....)
quand vous vous multipliez,popol s'eternise au pouvoir.

Mardi 24 Avril 2012 15:30:50
BIYABIVOLEUR

7

bébé viens je te fait pleurer a kolo je suis mdr .

Mardi 24 Avril 2012 17:17:41
FIFION(Leeds) UNITED KINGDOM

8

raison pour laquelle qd les voyageurs back du bled tu les entends dire "gars le pays est bon jusqu'a ce n'est plus bon",avec 10000fca ils s'offrent une partouze.tu les entends dire on souffre en |europe la vie c au pays.quelle misere d'esprit!

Mardi 24 Avril 2012 17:54:22
CLEMENTINE GERMANY

9

"le sexe se vend toujours bien à yaoundé"

le sexe ne se vent pas dans quel pays? ds un pays coe l'allgne, le puff est une véritable industrie, mais très structuré et réglémenté. il faut seuleument réglementer et organiser le jeu, sans qu'il ait dérive ou exagération, par exemple:
-halte à l'exposition abusive de la marchandise
-halte à l'exercice de l'activité par les mineures
-halte à l'exercice à tous les coins non agrées.

les points prévus pour la circonstance doivent être officiellement connus, les candidates enregistrées et soumises constamment aux visites/test médicales obligatoires.

Mardi 24 Avril 2012 17:56:33
CLEMENTINE GERMANY

10

1°/ eveline. agée de 38 ans,le teint clair, la poitrine généreuse et le derrière cambré sur ses talons aiguilles,opère entre 20h et minuit, tous les soirs.

« je m’en tire tjrs avec au moins 5.000 f.cfa par soirée, raconte eveline. ceci me permet de payer mon loyer et de m’occuper de ma fille ».

demandez lui si elle conseillerait la prostitution à son rejeton de 13 ans, elle répond sans hésiter :

« je ne le ferais jamais, car, j’y suis malgré moi. je ss une sorte d’objet pr les hoes, qui m’utilisent pr se soulager ».

-----------------------

tu y es malgré toi cmt? on t'a obligé? il y a mieux madam, dis que tu as choisi la facilité/. et puis n'oublie pas qu'une prostituée n'est rien d'autre qu'on objet...le metier chosifie! celui qi te b.a.i.s.e n'a aucun sentiment affectif, rien! il peut mm fermer ley yeux en écrasant! tu as au moins le mérite de le déconseiller à tafille... mieux ca peut commencer par toi-mm!

Mardi 24 Avril 2012 18:04:25
COSTAUD ( IZMIR-TURQ(Casablanca) MOROCCO

11

on dit c'est bien de voyager mais c'est étrange de constater que certaines personnes sensées avoir l'ouverture d'esprit grâce au voyage n'en ont point du tout...
sinon comment expliquer que :
=)) vol de bébé qui est le criminel?popol
=)) banditisme qui est le criminel?popol
=)) sorcellerie qui est le criminel?popol
même la prostitution alors?
jadis une tante à moi avait un circuit à douala et nous sommes allés (des cousins et moi) recruter des "prostituées" à la rue de la joie akwa svp ces dernières ont dit qu'elles gagneraient mieux leur vie dans la rue au lieu de venir bosser pour 60kolos/mois...


en somme, chacun a son histoire mais je pense que la prostituée au pays : aime le sexe et la vie facile ...
sur ce point de vue je défendrais bec et ongle popol donc laissez le père là en paix des fois!

Mardi 24 Avril 2012 20:52:25
LE SAGE-FOU(Saint-ouen) FRANCE

12



@ biyabivoleur

vas-y te faire pleurer frangin ; tu nous raconteras le reste

c'est sûr que @ moussa dadis camara
@ ndjanéa

sont souvent au rebond ; en regardant la foto là

ils ne suppoertent pas le choc

@ moussa dadis camara frangin tu es passé par où ? très, très occupé ?

Mardi 24 Avril 2012 21:33:55
LE SAGE-FOU(Saint-ouen) FRANCE

13


@ ateba biwolé

tu es vraiment un homme de terrain ; tu maitrises ta chose

ce n'est pas que , on dit que


on te fait pleurer là-bas mal mauvais ...

Mardi 24 Avril 2012 21:37:27
DIBANA(Montreal) CANADA

14

hahahaha

cheri vient je te fais pleurer ä kolo hihihihi

le pays est cool.

mais n oublier apres il y a le sida et les comprimés à prendre à vie à des heures precises, mieux je garde mon m.bit pour ma femme

Mardi 24 Avril 2012 23:22:47
PAINRASSI(Quebec) CANADA

15

"poitrine généreuse,teint clair, derrière bien cambré qui penchait sur ses talons aiguilles"

merde quels détails... jusqu'a t'as remarqué le style de talon qu'elle avait.
t'es sûr que tu n'as pas coupé la mbok là??

Mardi 24 Avril 2012 23:41:56
JIPSON(Everett) UNITED STATES

16

"elle laisse voir la naissance de ses fesses. la mise en valeur des seins et du postérieur semble être la démarche marketing considérée comme efficace lorsqu'on veut décrocher le partenaire le plus offrant"

wowww!!!!quelle escription
yes ateba biwole, t'es vraiment un habitue du njoka. c'est sur que t'a fait pleurer a kolo.

Mercredi 25 Avril 2012 01:32:22
JIPSON(Everett) UNITED STATES

17

"elle laisse voir la naissance de ses fesses. la mise en valeur des seins et du postérieur semble être la démarche marketing considérée comme efficace lorsqu'on veut décrocher le partenaire le plus offrant"

wowww!!!!quelle description
yes ateba biwole, t'es vraiment un habitue du njoka. c'est sur qu'on t'a fait pleurer a kolo.

Mercredi 25 Avril 2012 01:33:49
CEMAC6(Yaoundé) CAMEROON

18

popol vient cherccher quopidedans? vous entendez bien le plus vieux métier au monde et est ce qu'on a dit le nouveau métier au cameroun ?

Mercredi 25 Avril 2012 11:56:50
Pas encore enregistré ?
Enregistrez-vous

Chers intervenants,
Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.
Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Tous les champs précédés par * sont obligatoires. 1000 caractères maximum

* Email
* Mot de passe
* Commentaire