CAMEROUN::ACTUALITES

Cameroun : le Dg du Feicom accusé de gabegie :: CAMEROON

Cameroun : le Dg du Feicom accusé de gabegieDes tracts au vitriol dénoncent les méthodes de gestion de Philippe Camille Akoa.

Une nouvelle mode de dialogue social vient de voir le jour au sein du Fonds d'équipement et d'intervention intercommunale (Feicom) : la floraison de tracts et lettres de dénonciation contre le directeur général. Face à ce qu'ils considèrent comme des méthodes dictatoriales et une gabegie institutionnalisée, certains personnels optent désormais pour la vengeance masquée contre Philippe Camille Akoa.

Il y a quelques mois, c'est la certification de l'entreprise à la norme ISO 9001/V2008 qui faisait des gorges chaudes. Dans le domaine du management, cette distinction vise à amener une entreprise à s'arrimer aux standards internationaux dans le domaine des études, de l'assistance et du conseil des élus, de la conception, du suivi des projets de développement local, de la mobilisation des ressources et du financement.

Mais ce que beaucoup ne savent pas, et qui est révélé au travers d'un document anonyme, c'est que le Feicom a casqué pas moins de 180 millions de francs pour s'acheter ce prestige. Et ce alors que non seulement "le projet n'a pas été implémenté" dans le tiers des structures, mais aussi pendant que "le personnel croupit dans la misère, travaille dans des conditions approximatives et, comble, une année où le budget de fonctionnement avait été revu à la baisse", alors même que le directeur général et son entourage se la coulent douce à travers des "sociétés écrans astucieusement mises en place pour piller la maison".

Il en est ainsi des contrats vie et maladie, qualifiés de "grossière escroquerie montée sur le dos du personnel" du Feicom depuis 2008. Sur ce chapitre, M. Akoa est accusé d'émettre des ordres de paiement au profit de sociétés d'assurance, alors qu'en certaines périodes les employés n'ont pas vu la couleur des contrats y relatifs. Un tract cite ainsi des noms de personnels du Feicom passés de vie à trépas et qui étaient réputés avoir souscrit une assurance vie, mais dont les ayant-droits n'ont jamais touché un kopeck.

C'est dans cette ambiance délétère, où selon des sources concordantes, plusieurs cadres sont publiquement humiliés, qu'un événement insolite est survenu au second semestre 2010. En effet, alors qu'un audit financier et comptable est annoncé, le Feicom enregistre des cas de sabotage d'ordinateurs dans des services sensibles. Pendant ces coups, apprend-on, la mémoire (disque dur) des appareils est dépouillée. L'entreprise dispose pourtant d'un système de vidéosurveillance. Qui n'a jamais rien révélé. Il en est de même des enquêtes ouvertes sur le sujet au commissariat central de police n°4, restées sans suite à ce jour.

Le climat est si lourd que ses détracteurs voient l'ombre du directeur général du Feicom partout. Philippe Camille Akoa est traité de "despote obscur", embauchant à tour de bras alors qu'il reconnaît lui-même que les actions de recrutement "ne sont pas maîtrisées" au sein de l'entreprise dont il a la charge.

Le Dg, nommé par décret présidentiel le 20 septembre 2006, est aujourd'hui attaqué sur l'instauration du Prix national Feicom des meilleures pratiques communales de développement local. Cette récompense d'une valeur de 100 millions de francs a, selon les vengeurs masqués, coûté 400 millions de Cfa à l'entreprise en terme de frais de missions et autres perdiem. "Cette opération est un double emploi dont on ne peut comprendre la logique sans y percevoir une volonté réelle de gabegie", analyse une lettre anonyme.

Ses rédacteurs s'étonnent que le Feicom, dont c'est la mission régalienne, mette encore les communes en compétition alors que, par ailleurs, toutes 374 communautés territoriales décentralisées n'ont pas bénéficié de ses financements. "Le prix du Feicom, insistent-ils, n'a en rien profité aux communes dans la mesure où les projets primés n'étaient pas ceux en compétition, mais des réalisations datant des années précédentes, et donc de routine." De plus, précisent les dénonciateurs, le Prix national Feicom a été lancé en mars 2011 et les 136 communes en compétition n'ont été primées qu'en février 2012, soit un délai d'à peine un an pour réaliser des projets. Pour quel impact ? Pour quel résultat en un temps aussi court?

Voici donc le "banquier des communes" épinglé sur sa gestion par ses propres collaborateurs. Et un observateur averti de conclure que les fantômes d'Abah Abah et d'Ondo Ndong hantent Philippe Camille Akoa. Suivez notre regard…

© La Météo : Yves Marc Kamdoum
PDF
1
VICLAURES(Brussels) BELGIUM

1

hahahha, je connais particulièrement phil. akoa, il est de la même trempe que le feu ministre ndioro, alors vos élucubrations, dénigrement de journalistes véreux, quand quelqu'un refuse de payer la rançon, ne trompera personne, au cameroun, les gens se connaissent, le feicom depuis l'arrivée de ce monsieur s'apparente en fait à une cour d'école, pas de retard, pas de corruption, alors, ça ne plait plus, voyez-vous, c'est toujours ça, le cameroun.

Samedi 17 Mars 2012 09:13:51
Pas encore enregistré ?
Enregistrez-vous

Chers intervenants,
Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.
Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Tous les champs précédés par * sont obligatoires. 1000 caractères maximum

* Email
* Mot de passe
* Commentaire