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FRANCE- CAMEROUN : ALICE INGRID NGOUNOU « L’envie d’apporter quelque chose à mon pays est née à l'ESSTIC» :: FRANCE

Ingrid Ngounou:Camer.beC’est à  Choisy le roi- en Ile-de-France  que nous nous sommes rendus cette semaine pour dénicher pour vous la camerounaise Ingrid Alice Ngounou que certains d'entre vous connaissent déjà. Diplômée et major de la 32ème promotion de l'école de journalisme de Yaoundé au Cameroun, elle est également  Directrice de Rédaction du site d'informations  en ligne Journalducameroun.com. Dans cet entretien à bâton rompu, elle nous parle de son ouvrage  "Internet et la presse en ligne au Cameroun: Naissance, évolution, usages" publié récemment aux Editions l'Harmattan

Merci de recevoir ici à Paris camer.be et de nous accorder cet entretien. Qui est Alice Ingrid Ngounou pour celles des personnes qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis une journaliste camerounaise. Passionnée de l’Internet, je travaille aujourd’hui comme administratrice de sites Internet.

Vous avez publié récemment votre premier ouvrage sur la presse en ligne au Cameroun, quelles sont les idées maîtresses que vous développez dans cet ouvrage ?

Le livre que je publie est le résultat des travaux que j’ai commencés à mener il y a quelques années alors que j’étais étudiante. En 2004, à la sortie de l’Esstic, l’école de journalisme, j’ai travaillé sur la convergence numérique dans la presse camerounaise et en 2007 pour mon mémoire de DEA à l’institut français de presse, j’ai proposé une étude sur les appropriations de l’Internet par les journalistes et les lecteurs. Depuis la fin de mes études, je continue à faire de la veille par rapport aux journaux camerounais sur la toile afin de percevoir les changements qui interviennent en terme technique, de contenu, d’érgonomie, de positionnement… Donc quand l’Harmattan me propose de publier mes travaux, je considère qu’il est temps de faire un premier bilan d’étape des études menées jusque là et c’est un peu ça l’essence de mon livre. Evidemment les données ont été actualisées et de par mon expérience, j’ai voulu traiter du cyberjournalisme et c’est le chapitre qui boucle l’ouvrage.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

D’abord l’envie de partager ma passion, de faire diffuser les résultats de ces longues recherches et au fond, l’espoir d’apporter une contribution sociologique à une réalité en train de trouver ses marques dans mon pays.

Plusieurs internautes de camer.be pensent que votre essai apparaît comme un plaidoyer pour la gestion saine de l’information par Internet au Cameroun. Vous confirmez ou infirmez ce point de vue ?

Effectivement, ce livre se veut un plaidoyer pour signifier que lorsqu’une technologie nouvelle s’installe dans une société, il faut des études pour accompagner sa mise en place, cadrer son appropriation et surtout réfléchir au cadre juridique qui prend en compte cette nouveauté. J’essaie de proposer dans un premier temps de nouveaux paradigmes pour traiter du sujet sur un plan sociologique et dans mon analyse comparative des journaux que j’analyse, je ressors ce qui à mon avis peut être retenu par tous comme exemple, vu qu’il n’ya pas de site parfait.

Selon vous et vue les idées développées dans votre livre, quels sont les  critères de réussite d’un journal on line ?

En 1997, les premiers journaux camerounais se sont mis progressivement sur la toile en misant sur le prestige et le gage de sérieux que proféraient à ces journaux et entreprises, le fait d’avoir un site Internet. Mais ce temps passé, les soucis économiques se font sentir. A minima pour un site Internet, il faut un hébergeur, un fournisseur d’accès, un webmaster… Et tous ces coûts doivent être compensés. Avec le principe de l’Internet gratuit du point de vue des usagers, il ne reste que la publicité pour faire vivre ces sites. Pour avoir la publicité, il faut connaitre son public c'est-à-dire l’avoir identifié à la création de son support. Ce qui n’est pas toujours le cas. Il faut donc penser AVANT au public cible, au marché qu’on peut et veut toucher, comment mutualiser les ressources, quel est le plan de développement de son projet… Comme dans le cas d’un projet éditorial de presse papier. Les « pure players », ceux qui ne diffusent que sur la toile semblent en avant parce qu’ils n’ont que l’Internet pour diffuser et il faut donc que ça rapporte de l’argent. Par ailleurs, la presse écrite a un autre problème qui est celui de la diffusion des informations et le calibrage sur les deux supports. Faut-il tout publier sur l’Internet ? Faut-il publier d’abord en imprimé et plus tard sur la toile ? Car il se pose le problème de l’érosion du lectorat.

Une idée sur les différents sites d'informations en ligne qui répondent à ces critères ?

Malheureusement, je ne saurais vous donner de bons exemples. D’abord parce que les sites Internet d’informations, que ce soit les pure players ou les autres, sont en phase d’essai de modèle économique viable. Un site est pertinent lorsqu’il a des cyberlecteurs certes, mais aussi et surtout lorsqu’il fait dégager des profits ou à minima lorsqu’il s’autofinance réellement. Or nous sommes dans une phase de balbutiement. La célérité avec laquelle évolue le medium/support/source de contenu Internet ne facilite pas les choses car il faut tout le temps intégrer des nouveautés. Par ailleurs, je ne vais pas cacher qu’il y’a des sites qui s’éloignent définitivement de ce que je nommerais normes de qualité. Donc pour répondre à votre question, il faudra que les critères soient clairs : Parle t’on des sites d’informations, des agrégateurs de contenu, des blogs, des sites corporates ?...

Nous allons revenir un tout petit peu sur votre ouvrage. Vous avez organisez récemment au Cameroun une soirée dédicace de  ce dernier. Comment avez-vous trouvé l'accueil du public "Yaoundéen" ?

La dédicace avait eu lieu à l’école de Journalisme (Esstic) où j’ai fais mes classes. L’envie d’apporter quelque chose à mon pays est née dans cette école. J’y ai passé des années fabuleuses de journaliste en herbe. J’ai gardé de très bons rapports avec le corps enseignant et administratif. C’était donc avec une grande émotion que je me retrouvais à l’amphi de l’école non pas assise à la place des étudiants, mais à celle des professeurs. Plus que la dédicace elle-même et l’accueil enthousiaste, c’était le symbole qui m’a marqué. Quand on écrit un livre, on est soucieux de rester concentré sur l’essentiel et donc, on ne pense pas à l’après, à la sortie, même si on appréhende les critiques. Je remercie le soutien du Pr. Boyomo directeur de l’école qui a préfacé le livre. Dr. Olivier Nana Nzepa qui a tenu ma main dans cet univers les premières fois.  Leurs discours à cette séance de dédicace étaient touchants, très paternalistes et je suis ravie qu’ils soient fiers de ce travail. Je remercie aussi les  journalistes de Douala pour leur présence à la séance de dédicace presque improvisée par le CCF de Douala. Ce livre est un premier pas, il en faudra des livres comme le mien pour qu’on avance. Je n’ai pas la science infuse et aujourd’hui, j’essaie de noter toutes les critiques constructives qui me permettront de m’améliorer et de faire évoluer ma perception de la réalité que j’ai traitée.

Où trouver votre livre ?

Il est disponible à la Fnac, à l’Harmattan Paris et Yaoundé et sur les sites Harmattan.fr, Amazon.fr, fnac.com où il est possible de payer à distance.
 
Avez-vous des projets littéraires immédiats ?

Il ne s’agit pas d’un projet littéraire, mais sociologique. Comme ça demande beaucoup de temps pour l’élaboration, j’essaie déjà de valoriser celui en cours.

Livre Alice:Camer.be

© Camer.be : La rédaction
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4
AFRIQUEMONGO(Montreuil) FRANCE

1

une faute à chaque ligne presque. pour un(e) écrivain(e) c'est du bon boulot.

Samedi 10 Mars 2012 01:15:43
DIMITRIMBOUWE(Bamenda) CAMEROON

2

alice, j'attends ton retour à la rédaction de journalducameroun.com.dimitri mbouwe

Vendredi 09 Mars 2012 08:19:54
ROSTANGKAMGA

3

elle est jolie. célibataire comme moi ?

Jeudi 08 Mars 2012 18:28:03
ATANGO(Puteaux) FRANCE

4

tu fais quoi en france?

Jeudi 08 Mars 2012 16:30:30
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