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Cameroun : taux de croissance invariablement bas, le FMI déplore une lente exécution des projets

Cameroun : taux de croissance invariablement bas, le FMI déplore une lente exécution des projetsDe 3,8% en 2011 selon les prévisions, contre 3,2%en 2010 et 2,9% en 2009, les taux de croissance économique du Cameroun restent invariablement bas, en deçà de la moyenne de l'Afrique subsaharienne (4%), et bien qu' annonçant de signes perceptibles de reprise, le Fonds monétaire international (FMI) déplore une lente exécution des projets de développement.

Dans ses propres projections mentionnées dans la quatrième édition "des Perspectives de l'économie camerounaise" publiée en novembre 2010 sur la base des scénarii du Document de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE) adopté en 2009 comme cadre de référence de l'action gouvernementale pour la période 2010-2020, le gouvernement camerounais a initialement tablé sur des taux de 3% en 2010 et 3,7% en 2011, avant de les réajuster récemment à 3,3% et 3,8%.

"Ce n'est pas suffisant, parce que les potentialités de ce pays sont énormes", a souligné le représentant résident du FMI au Cameroun, Ekué G. Kpodar, lors de la présentation mardi à Yaoundé du nouveau rapport semestriel "Perspectives économiques régionales ", spécifiquement axé sur "Afrique subsaharienne : reprise et nouveaux risques", avec un zoome sur le Cameroun pour la version destinée à ce pays.

Avec un taux d'investissement de 12%, M. Kpodar a estimé que le Cameroun "ne peut pas se développer sans mobiliser l'épargne et sans investir". Il a regretté une faible capacité d'absorption des ressources, comme par notamment les 197 milliards de francs CFA ( 394 millions USD) disponibles à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC, banque centrale), suite à l'emprunt obligataire réalisé depuis fin 2010 et jusqu'ici non utilisés.

"Il y a des choses qu'on a annoncées depuis deux ans que je suis en poste ici. Ce n'est pas encore réalisé", a relevé le représentant du FMI faisant allusion aux projets structurels tels que le port en eau profonde de Kribi, le barrage hydroélectrique de Memve'ele, le barrage hydroélectrique de Lom Pangar,un deuxième pont sur le Wouri, etc. Comme obstacles au développement, les critiques reviennent sur les problèmes de gouvernance.

"Il n'y a pas l'esprit d'entreprise. Les politiques publiques ne sont pas bien suivies", a en outre noté Ekué Kpodar pour qui, par ailleurs, le Cameroun présente des marges de manoeuvre érodées pour pouvoir faire face aux chocs extérieurs comme la crise alimentaire de 2008 manifestée par des "émeutes de la faim" : de 300 milliards de francs CFA (600 millions USD) en 2009, ses réserves en la matière ont chuté à 50 milliards (100 millions USD) en 2011.

Selon le secrétaire général du ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, Paul Tasong, les faibles performances actuelles se justifient par le fait que le Cameroun enregistre aujourd'hui une pression démographique forte, qui s'est exercée sur les ressources publiques. Le budget d' investissement public limité ne permettait pas de répondre aux besoins de la population grandissante.

Surtout, a précisé M. Tasong, après une première période, 1960- 1985 marquée par des "taux de croissance économique très intéressants" et "une planification très évidente", on a cessé de planifier, ce qui a eu un impact négatif sur les infrastructures et les mentalités. "Aujourd'hui, s'est-il défendu, nous disposons d'un instrument de planification stratégique (le fameux DSCE, ndlr) , qui devrait être porteur d'espoirs".

C'est un point de vue que rejoint l'analyse de d'Henri Ngoa Tabi, directeur du Centre d'études et de recherche en économie et gestion à l'Université de Yaoundé II. "En 1960, a indiqué celui-ci à Xinhua, on était peut-être 10 millions d'habitants. En 2010, nous sommes 20 ou 22 millions d'habitants et au passage, nous avons eu de graves crises, nous sommes allés au Fonds monétaire international, l'ajustement structurel et bien entendu le passage de l'"économie étatique" à une économie libérale".

L'enseignant met en cause l'organisation des structures de l' Etat autour de"l'administration ou ce qu'on appelle la fonction publique", car, "c'est elle qui organise tout, c'est elle qui reçoit les investisseurs, c'est elle qui négocie, c'est qui finalise les documents, c'est elle qui doit aller transmettre tout ce travail au secteur privé qui va l'implémenter". "Ça fait 20 ans que nous n'avons pas recruté dans toutes les spécialités. On recrute des enseignants, des hommes en tenue, des administrateurs. J'espère que les 25.000 emplois à venir vont vraiment combler ce gap en termes d'ingénieurs,ingénieurs agronomes, ingénieurs des travaux publics, ingénieurs électroniciens,etc. Tous ceux qui ont un métier pratique pour pouvoir nous aider à implémenter ce document (DSCE) sur le terrain ", mentionne-t-il encore.

Pour Martin Tsounkeu, responsable d'Africa Development Interchange Network(ADIN), une organisation de la société civile, "il y a certainement des efforts de la part du gouvernement, mais ce qu'il faut dire, c'est que les objectifs que nous nous fixons nous-mêmes, on a de la peine à les atteindre et généralement quand on en a atteint quelques-uns, on se complaît du peu qu'on réalise. Il est peut-être temps pour nous d'investir plus et de penser à une croissance à double chiffre".

Comme le représentant du FMI, M. Tsounkeu pense que le potentiel du Cameroun est beaucoup trop élevé pour que l'on puisse se contenter d'une croissance de 3 ou 4%. "C'est dommage que nous passions généralement le temps à nous complaire des résultats visiblement identiques que ceux de certains nos voisins qui, en réalité, ne doivent pas être une référence pour nous. Les politiques ont beau être bien ficelées, on ne voit pas de réalisations concrètes".

Dr Ngoa Tabi observe au demeurant une sortie des grandes secousses de l'économie nationale pour au profit d'une certaine relance. Face à un secteur privé qui peine à tirer la croissance par la création d'emplois et des richesses à cause d'un taux directeur de 4% à la BEAC et des taux d'intérêt de 11 à 18%dans les banques commerciales, il préconise de "trouver des mécanismes pour amener le secteur bancaire ou alors les institutions de micro- finance à jouer véritablement leur rôle".

© Xinhua : Raphaël MVOGO
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3
MIXTURE(PARIS) FRANCE

1

"le fmi dÉplore une lente exÉcution des projets"

hein? donc on exécute même des projets là-bas?

Mercredi 08 Juin 2011 08:26:37
MBOMBO(Villiers-sur-marne) FRANCE

2

ah ah !! mixture mon bo ,
tu retrouve peu à peu ta lucidité.
vive le pdc!
à nous 2011!!!!!!!!!!!!!!!!

Mercredi 08 Juin 2011 10:39:21
SAMSAM(Herbais) BELGIUM

3

que la lumière soit rapidement faite sur l'assassinat crapuleux de jeanne irène biya

Mercredi 08 Juin 2011 12:13:29
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