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Cameroun - Médias : le journal Paroles suspendu

Cameroun - Médias : le  journal Paroles  suspenduC’est   l’une  des peines à laquelle ne  s’étaient pas  habituées les responsables des  masses médias  au Cameroun. Surtout ceux de  la  presse écrite, dont  les patrons  purgeaient  seulement   des  peines  privatives  de  liberté. Conformément à certaines  dispositions de la loi No 90/052 du 16 décembre 1990, portant  liberté de communication sociale au Cameroun.  Ce 25 mars 2011 est donc un nouveau jour dans le secteur de la presse écrite. Car,  une autre cloche  a retenti dans le cadre de l’affaire qui opposait Jean Ernest Ngalè Bibehè, le président  directeur général de la Socatur à  Jean Marie Tchatchouang, le directeur de publication du journal « Paroles ». Le motif  pour lequel le deuxième a été  déféré devant le tribunal de Ndokoti par son homonyme, est la  diffamation. En effet, se saisissant de nombreuses récriminations formulées contre lui  par le journal « Paroles », le No
numéro 1 de la Socatur  s’est adressé au   tribunal, afin  que  justice soit faite.

Condamnation avec sursis 

Statuant publiquement et contradictoirement,  la collégialité des juges (03) a d’abord rejeté  les exceptions  soulevées contre le prévenu et, a déclaré  Jean Marie Tchatchouang  coupable des faits de diffamation,  conformément aux articles 74, 152, et 305(2) du code pénal.  L’a condamné en répression à six mois d’emprisonnement  avec sursis pendant trois ans, 100.000fcfa d’amende, 85.200fcfa de dépens liquidés, soit 185.200fcfa.  Le même tribunal  décerne mandat  d’incarcération  contre le condamné  en cas de non paiement   de l’amende et des dépens.  Ensuite,  la collégialité a reçu  Ngalè  Bibehè en qualité de partie civile et  l’y a dit partiellement fondé. 

A condamné Tchatchouang  à lui payer la somme de un million de franc (1.000.000fcfa)  au titre du préjudice moral. Déclaré le groupe Alter (entreprise  éditrice de  Paroles) civilement responsable des  actes. Après,  le
même jugement a ordonné la « suspension » du journal « Paroles », ordonné la publication du jugement.  Enfin, la collégialité des  juges  a  accordé  dix  jours  aux  parties pour faire appel.

Début de processus

Ces dernières années, des ratés   ont fait  de la presse leur chasse gardée.  Les  pseudonymes  sont   leurs armes de guerre. Sabotant  certaines  personnalités pour des raisons non bien connues.  C’est pourquoi tous les observateurs  sont  d’accords sur le fait que  la sortie  du tribunal   ce 25 mars 2011,  marque le début d’un processus dans la presse au Cameroun.  Car, il convient de souligner que  Jean Marie Tchatchouang  attaquait  même  ses propres soutiens dans son journal. Rentrait  les escroquer sous le fallacieux prétexte  de  pouvoir négocier avec  les  auteurs de l’article. C’est ainsi qu’il se faisait  les poches. Narguant tous ceux qui l’approchaient, dans le souci de lui prodiguer des conseils à propos de ses frasques.  La tête de son homonyme l’énerve le jour où,  il ne parvient pas à le faire chanter. Une affaire de deux millions qui n’aboutit pas. C’est alors  qu’il
 tombe au maquis. Malheureusement pour lui, la loi est dure, mais c’est la loi.
 
Cette décision du tribunal est un ouf de soulagement pour les journalistes eux-mêmes. Tant pis pour ceux qui estiment  qu’il fallait accompagner ce confrère dans sa maladresse.  Cependant, les hommes de médias présents au tribunal  de Ndokoti ont-ils tiré des leçons  de ce qui s’est  passé? Et  pourtant…  Car,  au déficit en formation qui se pose avec acuité dans cette corporation,  s’associe la  précarité qui caractérise la presse dite à capitaux privés. Deux maux qu’il faut  maitriser, si on ne veut pas que les tribunaux se fatiguent  des cas de diffamation en période électorale.

© Correspondance de : Germain Socrate
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KAFFULMAYE(Paris) FRANCE

1

le tribunal a fait son travail, certes, mais en suspendant le journal, il se lance dans une servilité qu'on lui a toujours reproché dans un environnement démocratique.
a croire que si les brasseries du cameroun se retrouvaient coupables d'un quelconque délit, le tribunal ordonnerait la suspension de la chaîne de production.
les attidudes démocratiques sont difficiles à maîtriser.

Samedi 26 Mars 2011 13:05:02
SUCK-ME-MORE CAMEROON

2

le plus amusant dans l'affaire, c'est que le pr germain socrate, agrégé de l'université du gondwana city, ne donne pas les preuves de ses affirmations, ni de dit sur quoi le tribunal s'est fondé concrèment pour condamner. il regrette simplement que tchatchouang ait refusé de suivre ses cours. il revient au minat de suspendre au d'interdire, si on est en démocratie.

Lundi 28 Mars 2011 17:50:16
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