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CAMEROUN :: Paul Biya face à  l'émergence de Osih, Akere Muna et autres Kamto :: CAMEROON
CAMEROUN :: POLITIQUE
  • Camer.be : Oswald Hermann G'nowa Avec L'AFP
  • vendredi 13 juillet 2018 16:00:10
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CAMEROUN :: Paul Biya face à  l'émergence de Osih, Akere Muna et autres Kamto :: CAMEROON

"Conscient des défis". "Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle", a écrit le chef de l'Etat sur son compte Twitter vendredi, se disant "conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère". Le président camerounais a ainsi affirmé que sa candidature était une réponse à des "appels incessants" de ses "compatriotes du Cameroun et de la diaspora". Depuis plusieurs mois, ses soutiens le présentaient comme le "candidat naturel" de la majorité conduite par le RDPC son parti politique.

Joshua Osih du Social democratic Front (SDF)

Des concurrents déjà déclarés. D'autres candidats à la présidentielle sont déjà déclarés, parmi lesquels Joshua Osih, du Social democratic Front (SDF), principal parti d'opposition, l'avocat et ancien vice-président de Transparency International Akere Muna, et le président du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Maurice Kamto.

Akere Muna, avocat et ancien vice-président de Transparency International

L'élection présidentielle se déroulera dans un contexte sécuritaire tendu: les incursions du groupe jihadiste nigérian Boko Haram se poursuivent dans le nord du pays, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d'un conflit meurtrier entre l'armée et des séparatistes radicaux.

Maurice Kamto du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC)

Un contexte national difficile. Jeudi, le convoi du ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a été attaqué à Kumba, dans le Sud-Ouest. Quatre militaires et un journaliste ont été blessés et plusieurs assaillants tués lors de cet attaque. Depuis fin 2017, des séparatistes armés, éparpillés en divers groupes, s'en prennent sans relâche aux forces de l'ordre et de sécurité, mais aussi aux symboles de l'administration comme les fonctionnaires, qu'ils enlèvent, et les écoles, qu'ils incendient. Dans les deux régions anglophones, les combats sont devenus quasi quotidiens entre militaires, policiers et ces hommes armés. Plus de 80 membres des forces de sécurité ont perdu la vie depuis le début du conflit.

L'armée et la police sont engagées sur plusieurs fronts sécuritaites

 

13juil.
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