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Performance douanière : Les mauvais points du Cameroun :: CAMEROON
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  • Quotidien Mutations : Marthe Ndiang
  • lundi 02 juillet 2018 00:57:03
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Performance douanière : Les mauvais points du Cameroun :: CAMEROON

Les délais et les coûts de passage des marchandises restent élevés par rapport à la moyenne en Afrique subsaharienne.

Par rapport à d’autres pays d’Afrique subsaharienne, le Cameroun enregistre de mauvais résultats pour ce qui est des délais et coûts de passage des marchandises au port. Il faut par exemple huit jours et neuf heures pour exporter au Cameroun contre 4 jours et 4 heures pour la moyenne en Afrique subsaharienne. S’agissant de l’importation, la direction générale des douanes renseigne que les délais sont tout aussi longs au Cameroun, contrairement à ce qu’on observe ailleurs.

Quant aux coûts de passage des marchandises, ils sont de 983 dollars américains (environ 491 500 Fcfa) au Cameroun, hormis les droits de taxes contre 592 dollars (environ 296.000 Fcfa) en Afrique subsaharienne pour l’exportation. A cela, il faut greffer les goulots d’étranglement décriés par divers opérateurs économiques.

La conséquence, c’est que l’« environnement des affaires au Cameroun n’est pas toujours favorable », révèle-t-on lors de la restitution des conclusions de la première « Etude de temps nécessaire à la mainlevée (Etnm camer.be) des marchandises » vendredi dernier à Douala, couplée à l’évaluation trimestrielle des contrats de performance. Ceci, afin d’améliorer le climat des affaires qui passe par la transparence, l’harmonisation des fonctionnalités et la normalisation.

A en croire le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, « l’Etnm est un outil unique pour mesurer la performance des activités douanières en matière de facilitation des échanges aux frontières ». Cet outil est important, surtout que de plus en plus, le temps nécessaire à la mainlevée des marchandises est devenu le critère à l’aune duquel les milieux commerciaux internationaux mesurent l’efficacité des procédures de dédouanement aux frontières, explique-t-il.

Reste qu’il faut « travailler avec tous les acteurs du commerce international pour pouvoir améliorer les performances du port de Douala. Et l’un des indicateurs qui pourrait servir de base à cette amélioration demeure le résultat de l’Etnm », ajoute Samson Bilangna, administrateur technique principal à la direction du contrôle et de la facilitation pour l’Organisation mondiale des douanes.

02juil.
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