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Cameroun: Jean Blaise GWET "La vision du MPCC et son Président, est d'abord et avant tout, un grand dessein pour le Cameroun du 21ème siècle" :: CAMEROON
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  • lundi 11 juin 2018 09:03:19
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Cameroun: Jean Blaise GWET "La vision du MPCC et son Président, est d'abord et avant tout, un grand dessein pour le Cameroun du 21ème siècle" :: CAMEROON

Camer.be publie ce jour l'intégralité du discours de Paris du Président Jean Blaise GWET, lors de sa conférence de presse du 06 Juin dernier à l'Hôtel Etoile Saint Honoré (Paris - France).

Conférence de Presse du Président Jean Blaise GWET (v.2)

Paris le 6 Juin 2018

Cher Journalistes,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Bonjour,

Réunis ici ce jour, vous m’offrez une occasion solennelle de m’adresser en priorité, à la Diaspora Africaine, à la France et surtout au Peuple camerounais, ce peuple bien-aimé qui m’a donné le jour, un peuple que j’aime de tout mon cœur, un peuple courageux, entreprenant, travailleur, ingénieux et ambitieux, ce peuple qui n’a cessé d’endurer des peines, des haines, des tempêtes de la discrimination ethnique et l’irresponsabilité de la politique du ventre.

Un peuple jadis uni, dans un pays qui fut longtemps une terre bénite, une terre d’accueil, Un Havre de Paix. Aujourd’hui, un pays en guerre, un pays encerclé à l’Extrême-Nord, par BOKO HARAM, Au sud-Ouest et au Nord-Ouest par la Crise Anglophone, à la Frontière de l’Est par une situation d’instabilité grandissante, situation qui laisse croire, que si rien n’est fait dans les meilleurs délais, non seulement il risque de s’ouvrir d’autres poches de tension dans plusieurs autres villes frontalières du Cameroun, mais en plus, il risque y avoir contamination dans tous les pays de la sous-région : Le Gabon, la Centrafrique, le Tchad, la Guinée Equatoriale, le Congo Brazzaville. Mais en plus, si rien n’est fait immédiatement, nous courrons tout droit vers une guerre civile.

Si Guerre civile, il y a un jour au Cameroun, notre pays étant la locomotive de la sous-région, avec forte conviction, celle-ci aura certainement des conséquences inévitables et inattendues sur chaque pays de la région.

Doit-on être en train de reconstruire en permanence, les pays de notre continent ?

Pour le cas du Cameroun, de mon point de vue, la question d’aujourd’hui n’est plus de savoir si oui, ou non, le Président Paul BIYA sera candidat ou sera reconduit à la tête de la Nation.

Mais plutôt, de voir la vérité en face et d’avoir le courage de se retourner face à ce peuple composé de 25 000 000 de Camerounais, qu’on est obligé de de laisser demain d’une manière ou d’une autre.

Dans quel état veut-on laisser son peuple? Quel héritage va-t-on lui laisser ? Dans quel Etat veut-on laisser la sous-région ?

Notre pays ne redoute plus le changement, mais, il l’attend depuis des années et c’est chacun de nous, qui allons l’incarner, dans une nouvelle vision de la politique, ENSEMBLE. Oui, disons plus clairement une nouvelle manière de gérer autrement le Cameroun, ses fils et filles, son pétrole, ses diamants, ses richesses multiformes, mais surtout l’ensemble de ses richesses humaines, culturelles, politiques économiques et sociales.

L’espoir doit renaître. Nous devons redonner espoir à chaque camerounais. La peur du changement doit impérativement disparaître, car elle bloque toute avancée significative de notre cher et beau pays.

Je suis un homme de paix et de dialogue. L’emblème de mon parti politique le MPCC, est la colombe signe de paix. Si le peuple camerounais me choisit en 2018 pour diriger son destin,

• je m’engage à préserver la paix et la cohésion sociale. La paix et la stabilité sociale de notre pays sont indispensables pour assurer un développement économique, social, culturel et politique durable. Elles

ne sont pas seulement absence de conflit, mais aussi l’existence de conditions de vie permettant à chaque citoyen camerounais de s’épanouir et de vivre en harmonie.

Je ne ferai aucune chasse aux sorcières :

• Je suis pour, un statut spécial de tout anciens Chefs d’Etat camerounais et leurs familles. Ceux-ci doivent continuer à bénéficier de tous les honneurs que mérite tout Homme d’État de la nation. Les anciennes Premières Dames auront tout le soutien de l’Etat pour continuer à œuvrer en faveur des plus démunis à travers les Fondations qu’elles ont créées. Il en sera de même, pour tous les autres anciens grands commis d’État et leurs familles.

• Je suis pour, la réhabilitation des droits de l’Ancien Président le regretté S. E Hamadou Ahidjo et ceux de sa famille. Dès les premiers mois de ma prise des fonctions, j’assurerai personnellement et si possible j’irai moi-même ramener, sa dépouille et sa famille en terre natale, suivi d’un deuil national et des obsèques que mérite la dépouille de tout chef d’État.

• Je suis pour, la libération de tous nos frères et sœurs qui sont en prison pour des raisons politiques ou d’opinion.

• Je suis pour, la libération dès ma prise de fonction, de tous mes frères et sœurs emprisonnés dans le cadre de l’opération « épervier », et de tous ceux emprisonnés pour des raisons économiques à la condition qu’ils rétrocèdent à l’État du Cameroun, les avoirs et biens volés au peuple camerounais. Le plus important pour moi et le plus urgent, n’est pas de les voir derrière les barreaux, mais de récupérer les sommes détournées pour créer des industries et donner du travail à nos chômeurs.

• Je suis pour, l’étude d’une Monnaie Africaine.

• Je suis pour la double nationalité. Il est temps de faire rentrer à la maison, tous nos frères et sœurs exilés, toute la diaspora et talents camerounais expatriés, qui souhaitent participer à l’œuvre de construction nationale.

• Je suis pour, une élection à deux tours.

• Je suis pour, un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois.

• A nos vaillants soldats, je voudrais ici solennellement féliciter leurs engagements, leur courage, le sens du sacrifice qui les habite à défendre cout que cout, contre leurs vies, l’intégrité et la souveraineté de notre nation. A tous ceux des soldats morts pour la défense de notre patrie, je voudrais ici solennellement saluer leurs courages, leurs mémoires, et présente toutes mes sincères condoléances à leurs familles si durement attristés. Je propose de voir leurs familles bénéficier d’une assurance vie financée par l’Etat camerounais.

Les crises actuelles, Anglophones, Francophones, n’ont aucune raison d’être. Considérons-les, comme relevant du passé. Car bientôt elles ne seront qu’un vieux souvenir

Je vous tends la main et vous attends tous. Je vous donne ma parole et vous rassure que tous nos frères et sœurs enprisonnés dans le cadre de cette opération Ambazoniens seront libérés sans condition et retrouverons tous leurs familles. Ensemble, venez, nous allons réfléchir sur des bases nouvelles du vivre ensemble, afin de trouver des solutions justes et durable, pour l’ensemble de notre peuple, pour l’intérêt et l’honneur de notre patrie et surtout pour la sauvegarde de notre unité nationale.

Je vous rassure que le changement dans notre pays est possible, il nous suffit tout simplement de concevoir et d’appliquer une nouvelle VISION de politique ENSEMBLE, en changeant radicalement les

méthodes du système politique actuel, par une nouvelle vision mobilisatrice, qui donnera de l’espoir et la chance à chaque fils et filles de ce pays de réussir.

La vision du MPCC et son Président, est d’abord et avant tout, un grand dessein pour le Cameroun du 21ème siècle.

Voici comment je le présente :

Le Cameroun est une République, dans laquelle on ne doit pas vivre sans règles, sans valeurs, et d’une manière générale, sans morale.

L’éthique doit s’opposer à l’antivaleur. Et la morale à l’immorale. Seul le mérite doit être légitime. Le nivellement vers le bas, est source d’immobilisme, et d’échec. C’est pourquoi, nous croyons à l’effort qui apporte le changement et qui donne du sens à l’existence.

La justice pour tous, devra être de rigueur sans aucune chasse aux sorcières. L’ouverture et la tolérance, le respect des uns et des autres, doivent être des vertus cardinales qui sou tendent notre politique au plan social et humanitaire.

Le droit à la justice sociale, à l’égalité des chances pour tous, signifie donner la chance à chaque camerounais, de réussir, de prospérer, pour lui-même, pour ses enfants et pour le bien de toute la nation.

• A la France, je voudrai dire que nous avons une histoire commune, que nul ne peut renier, encore moins remettre unilatéralement en cause, Cependant, 60 ans après nos indépendances, afin d’éviter à nos enfants d’aller mourir en Méditerrané, il est temps de revoir nos accords de coopérations afin de donner à chaque Camerounais, à chaque Africain, la chance et le droit de réussir, le droit d’élever leurs enfants dans la quiétude, le droit de se soigner, le droit à l’éducation, le droit à l’eau, le droit à l’électricité, le droit à un logement, le droit à

une assurance maladie. Chaque Camerounais a le droit de faire prospérer la nation en inventant, un nouveau modèle de vie camerounais, basé sur la justice et la probité.

Ensemble, rentrons dans le concert des nations développées, avec honneur et dignité, dans l’innovation, dans la modernité, pour un Cameroun nouveau. Croyez-moi, ce ne sont pas les mots politiciens, mais des mots d’un homme de cœur, qui a tout reçu d’un peuple qu’il aime. Des mots qui ont leur aspiration profonde dans le cœur d’un homme, un Homme qui est prêt et qui veut en retour servir une Nation et son peuple.

Nous devons réhabiliter le travail, comme unique source de création de richesses. Nous devons lutter contre le népotisme, la corruption et toute autre forme d’antivaleurs qui n’honorent pas notre pays. Nous devons rendre la vie accessible à tous et créer un système de sécurité sociale qui aura pour effet d’allonger l’espérance de vie de chaque Camerounais mais et surtout, celui de nos parents et grands-parents.

La richesse est créée par des femmes et des hommes. Des femmes et des hommes qui font de l’activité de création, une vertu.

Des femmes et des hommes qui rejettent l’argent facile et qui aspirent au bonheur par le travail à la sueur de leur front.

Nous devons construire notre pays, en pensant aux générations futures, en laissant à nos enfants un héritage, qui devra accroître leur fierté d’être camerounais.

Le Cameroun a besoin d’un grand mouvement patriotique, qui sache allier le futur et le présent, sans nier les fondamentaux qui régissent notre identité. L’identité d’un pays mûr, qui devra garder et défendre coûte que coûte, toutes options choisies par le peuple pour le bien supérieur de la nation, et de ses concitoyens.

Le Cameroun doit devenir un pays moderne. Dans l’arrière-plan du pays, dans chaque ville, dans chaque village le changement profond devra faire de chaque camerounais du terroir, un citoyen moderne.

Nous devons avoir une capitale, qui aspire à devenir une mégapole.

Nous devons avoir une industrie industrialisant de transformation sur place.

Nous devons avoir une école qui ne génère pas des chômeurs.

Nous devons avoir une agriculture intégrée toujours plus florissante.

Si besoin, nous devrons envisager de renationaliser et/ ou moderniser certains secteurs stratégiques qui pour moi, relèvent de la souveraineté de l’Etat : Eau, Energie, transport ferroviaire, transport aérien.

Nous devons avoir une armée plus forte orientée vers des missions de paix, de sécurité, et de respect du pacte de non-agression prôné par les Nations Unies, que nous proposerons et signerons avec tous les pays voisins. La peur du changement doit complètement et impérativement disparaître dans la sous-région.

Je m’engage à procéder à une réforme de nos forces armées et polices au sein desquelles, nous avons des soldats, des policiers, des gendarmes, intellectuels, professionnels, ambitieux et courageux qui auront tous une assurance vie.

Et au plus profond de moi, je garantis de faire passer le Cameroun, du rang d’un pays en développement, à un pays émergeant dans un proche avenir. Impossible n’est pas camerounais

L’occasion est unique et historique, pour ce peuple qui a toujours été déterminé à se frayer son chemin, dans le concert des nations développées. Nous devons lui rendre le pouvoir de discerner et de décider de ce qui est bien pour lui, et de ce qui est mal pour lui.

De votre volonté, de votre détermination, de votre engagement, de vos voix, de vos votes et de votre discernement, dépendra le Cameroun de demain. Il ne doit plus y avoir de voix sans voix.

Vive le Cameroun de demain, vive le changement dont tous les camerounais ont jusqu’ici rêvé, vive le MPCC.

Que Dieu veille sur nous, nous guide, nous accompagne, et protège la Nation Camerounaise et son peuple.

Mesdames, Messieurs les journalistes, je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.

Le Président

Jean Blaise GWET

Paris – France 06 /06/2018

11juin
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