Cameroun: La famille Kadji ressuscite une galerie d'art à Douala :: CAMEROON

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La première édition des Annie arts days s'est déroulée du 24 au 27 mai 2018 à Douala Bonapriso. C'est véritablement la crème des acteurs des arts visuels qui a investi les murs de la bonapriso center of arts Douala, Bc Arts le jeudi 24 mai a l'occasion de la réouverture de ses portes au public pour le compte des Annie arts days.

La centaine de chef d'oeuvres exposés sur les murs de cet espace au décors particulier transporte chaque visiteur dans un univers unique pour chaque tableau.

Dans un langage que très peu de visiteurs même ceux d'entre eux qui sont fans d'arts comprennent, seule la beauté de ses tableaux semble être leur point le plus compréhensible.

Malgré tout cela chacun des 23 artistes ayant exposé essaye de nous expliquer son travail. David Nkot donc les oeuvres sont aussi belle que complètement incompréhensibles nous dira "il ne faut pas les regarder avec les yeux, mais plutôt avec le cœur car ce n'est que le coeur qui peut percevoir le message enfoui dans les tableaux étant donné que je les peint avec.. le coeur ".

Il faut dire la réouverture de cet espace exclusivement dédié aux arts visuels est initiative de la famille Kadji qui a décidé par ce geste de commémorer la mémoire de Madame Annie Kadji d'où le nom Annie- arts days qui avait mis sur pieds en 1998 grâceà son amour pour l'art c'est toujours dans ce même sens que les artistes ont été choisi car ces derniers sont ceux qui ont toujours eu à travailler avec elle. «C’est la réouverture de la galerie Bc Arts à travers cette exposition baptisée Annie Art Days, en hommage à madame Kadji qui a créé cet espace. On commémore son œuvre d’artiste aujourd’hui, à travers les artistes avec qui elle a travaillé, et dans l’espace où elle a commencé à le faire. BC Arts existe depuis 1998. Avec son voyage aux Etats-Unis, les activités étaient suspendues, puis l’espace a été fermé pendant cinq ans. C’est donc la grande ouverture aujourd’hui», expliquera Olivier Kadji Mbialeu du groupe Kadji aux journalistes. 23 artistes ont collaboré à la l’évènement. «Ceux avec qui elle (Annie Kadji, Ndlr) a travaillé ont formé d’autres artiste parmi lesquels David Nkot, Koko Komegne, Abdias Ngateu ainsi que le doyen Emati . L’exposition est vraiment fondée sur un groupe avec qui elle a travaillé, comme Koko Komegne, Jean Emati. C’est grâce à eux que nous sommes là aujourd’hui. Ce sont eux qui ont sélectionné les artistes. a noter aussi que Les tableaux presents dabs cet espace demeurent la propriété des artistes. De ceux qui seront vendus, 20% de l’argent seront reversés à la Swaa (Society for women and aids in Africa Cameroon. Annie Kadji en était membre.), et les 80% aux artistes.» L’exposition sera «sûrement» annuelle, «mais en fonction de ce qui va se passer le week-end, on verra s’il faudra plus d’une fois par an»,

L’exposition ‘‘Annie Art Days’’ -qui marque la réouverture des portes de la Bonapriso center of art Douala, Bc Arts- a drainé la crème des acteurs des arts visuels, jeudi 24 mai 2018. La centaine des tableaux exposés à la galerie Bc Arts, baladent l’esprit dans différents thèmes. Dès la porte d’entrée de la galerie, la toile de la plasticienne Awa saisit le visiteur. C’est notre Manu Dibango en peinture. Il est si réelle qu’on a envie de le toucher. Mais ce serait presqu’un crime car «on ne touche pas aux tableaux», conseille durement un artiste. A travers son pinceau, Ajarb a choisi de représenter, tout en couleur, le phénomène des call-box. On retrouve, non loin, la griffe de l’illustre Koko Komegne, à travers des masques africains donc la compréhension n’est jamais au premier degré. Sur l’une de ses toiles, Abdias Ngateu présentent six personnages -aux corps humains et aux têtes de bêtes- sur une moto. Hélas, ce n’est pas qu’une image. Il est courant de voir dans nos villes un benskineur transporter autant de personnes. «A croire que l’homme est devenu un animal. C’est ce que je présente dans mes tableaux.» Les constructions plastiques de Joe Kessy cadrent plus avec l’hommage à Annie Kadji, de regretté mémoire. Il ressort la douleur, les lamentations l’amertume de l’âme suite à la mort d’un proche. La beauté de l’art c’est aussi sa complexité. Pas besoin d’être un fin connaisseur pour se faire son interprétation d’une toile. Directeur général adjoint de la banque Scb Cameroun, Victor Emmanuel Menye n’est pas moins intéressé par l’art. «Aimer l’art, la culture n’est pas le monopôle des artistes. J’apprécie la culture et le groupe dans lequel je travaille organise souvent des vernissages. Les tableaux sont tellement divers, riches et denses. Chaque tableau parle.» D’aucuns se sont replongés dans leur tendre jeunesse. «Ce tableau me fait penser à mon enfance, quand on jouait avec des capsules… Moi je me revoie tout petit, au marigot avec mes grands frères. Pendant qu’ils faisaient la lessive, je jouais de l’autre côté de la rive», devisent des journalistes.

© Camer.be : Leandre Nzie

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