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CAMEROUN :: ELECTRICITé : La fraude responsable à  80% de la mauvaise qualité du service :: CAMEROON
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  • Integration.org : Jean-René Meva'a Amougou
  • lundi 16 avril 2018 08:11:29
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CAMEROUN :: ELECTRICITé : La fraude responsable à  80% de la mauvaise qualité du service :: CAMEROON

Le chiffre a été rendu public à Yaoundé le 20 mars dernier par l’association Au service de défense des droits des consommateurs d'eau et de l'Energie Electrique au Cameroun (Asceeel-Cameroun).

Le Cameroun a mal à son réseau d’électricité. «Cela est d’autant plus vrai que chaque jour, des raccordements frauduleux et risqués sont faits sur les poteaux électriques à travers tout le pays… Trop de fraude gâche la qualité du produit qu’on reçoit chez nous à la maison. D’où les baisses de tension et les variations constantes», explique Georges Ngono Edzoa, le président de Asceeel-Cameroun.

Sur la base des éléments qui sont les siens, il établit que 80% de la mauvaise qualité du service offert par l’opérateur du secteur de l’électricité au Cameroun sont dus à la fraude et au vandalisme. Une assertion appuyée par René Essombe, responsable technique à Eneo Cameroun. Lequel présente les dangers et conséquences du vandalisme des installations électriques: «De plus en plus d’accidents d’origine électrique se produisent au Cameroun. L’année dernière, nous avons enregistrés 38 cas d’accidents avec 26 décès. En fin septembre par exemple, nous étions à 22 accidents avec 8 décès, soit en moyenne 2 à 4 décès par mois. Ces chiffres sont alarmants », s’inquiète René Essombe.

A l’en croire, la fraude et le vandalisme sont aussi portés par une motivation, la recherche de sensations fortes. «Le vice a pris une nouvelle forme, spécialement dans les grandes métropoles où les suspects sont à la recherche de l'oxyde de magnésium, une substance poudreuse contenue dans les fils électriques camer.be. Au final, des conséquences désastreuses : l’électrisation, l’électrocution, l’incendie, l’explosion, les brûlures». Puis d’insister sur les causes des accidents électriques: des travaux non électriques effectués au voisinage des lignes électriques, des actes de vandalisme sur le réseau, l’utilisation des appareils défectueux, les installations anarchiques, l’occupation anarchique des couloirs électriques.

Le vandalisme à la camerounaise se dessine dans les dernières statistiques. Deux pylônes tombés au début du mois d’avril 2017, privant pendant quelques jours le Réseau interconnecté Sud (RIS) des 88 MW de la centrale thermique de Dibamba, dans la banlieue est de Douala. La situation n’est guère enviable sur le Réseau interconnecté Nord (RIN), qui regroupe les trois régions septentrionales. Le top 10 des départements les plus touchés par ces actes en 2017 dans cette zone comprend tant des secteurs urbains à forte densité que des départements ruraux.

16avril
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