CAMEROUN :: AFFAIRE ATANGANA KOUNA : Le cas spécial de l’abbé Nkodo :: CAMEROON

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Par deux fois déjà, le vicaire de Mokolo qui aurait hébergé l’ancien ministre de l’eau avant sa fuite, a échappé, comme miraculeusement, à un placement en détention préventive. A la différence d’autres personnes visées dans cette affaire connexe.

Ainsi donc, le vicaire de Mokolo, Père Nkodo, n’aura-t-il finalement pas passé la nuit de mercredi à jeudi à la prison de Kondengui, comme annoncé par Le Messager. Véritable miracle de Dieu quelques jours après la messe pascale célébrée par son évêque Mgr Mbarga, en ce lieu infâmant. Il serait ainsi un sacré veinard, ce serviteur du Christ de la paroisse de Mokolo à Yaoundé.

En tout cas plus chanceux que ses 4 comparses ! Notamment le chauffeur et le maître d’hôtel de l’ex ministre, et les deux militaires, « des gendarmes » apprenons-nous. Pour l’instant, c’est ces 5 -là qui sont considérés par la justice comme les principaux acteurs de l’opération ayant permis la fuite finalement bien courte au Nigéria de l’ancien patron de l’eau camerounaise. Il était pourtant interdit de sortie du territoire depuis au moins la première quinzaine de février 2018. Donc avant même sa sortie du gouvernement le vendredi 2 mars camer.be. C’est que selon des sources judiciaires crédibles, toute cette bande avait été convoquée dans la journée du mercredi 04 avril 2018 au parquet du TPI de Yaoundé centre administratif que dirige le magistrat Meka.

L’ancien ministre depuis revenu de cavale, et placé en détention préventive à la prison de Kondengui, avait quant à lui été extrait de sa cellule pour prendre part à cette session d’auditions. Ils devaient y être entendus sur l’infraction présumée de tentative d’évasion; recel de malfaiteurs et complicités. Ils ont d’ailleurs été tous entendus. Jusque tard dans la soirée. Et la décision du Procureur de céans était arrêtée : placement sous mandat de dépôt. Les mandats de détention provisoire même signés pour tous les 5 afin qu’ils accompagnent (ou rejoignent, c’est selon) l’ancien ministre déjà détenu à la maison d’arrêt. Seuls finalement les 4 autres – le prêtre en moins – y seraient finalement arrivés. Et pourtant ils avaient été entendus toute la journée sur les mêmes chefs et dans le même parquet. Un véritable miracle s’est en effet produit entre le départ du Procureur de son cabinet en fin de soirée et le retour de Mr l’Abbé dans sa paroisse au petit matin en tout cas, après 2h du matin, selon les sources du Messager.

En fait ce n’est pas la première fois. La semaine dernière, c’est toujours assez tard dans la nuit, alors qu’après plus une longue garde à vue – des sources parlent de 48h et plus -, il était censé être placé en détention préventive au regard de la gravité présumée des faits et de son rôle présumé, que son évêque avait déjà obtenu des autorités qu’il soit remis en liberté ; sa hiérarchie se chargeant, comme une sorte de garant, de le ramener – ou le faire présenter – chaque fois que besoin sera dans le cadre des enquêtes. Certes la suite de la procédure se déroulera devant des juridictions différentes pour les uns et les autres.

Les civils seront devant la chambre correctionnelle du TPI de Yaoundé tandis que les hommes en tenue seront, quant à eux poursuivis, devant le tribunal militaire. Mais les infractions finalement retenues, à l’issue de l’information judiciaire, pourraient, par contre, varier, en fonction des statuts des uns et des autres et de leur casier judiciaire.  

Traitement particulier

Le Messager doit-il dès lors s’excuser d’avoir logiquement annoncé que l’un des principaux acteurs de la couverture et de la fuite de l’ancien ministre à l’étranger, était en tête de la bande de personnes écrouées ? En effet, au moment où nous allions sous presse autour de 23h30 le mercredi soir, il était acquis que toutes les personnes entendues dans le cadre de l’évasion de M. Atangana Kouna seraient placées en détention préventive. Notre erreur, - et nous la concédons au regard de notre expérience assumée de la couverture de la gestion des affaires publiques camerounaises -, c’est d’avoir perdu de vue que nous sommes bel et bien au Cameroun. Où dans un même dossier, des mandats d’arrêts peuvent être signés pour tous par l’autorité assermentée au moment M, puis quelques heures après, même tard dans la nuit, voire au petit matin, l’un seulement ou tous ces mandats peuvent être annulés à la suite d’interventions diverses.

Que le concerné fut conduit jusqu’à l’entrée de la prison avant d’être ramené à son domicile alors que le journal était déjà imprimé, eh bien dans ce système où rarement le Procureur explique les actes d’une procédure à une opinion qui a pourtant besoin de savoir, eh bien ce sera toujours ainsi : celui n’a jamais été écroué. Du moins pour l’instant. Que l’on nous comprenne bien : que ce prêtre soit écroué ou non nous est égal. Nous pensons même qu’au regard de la surpopulation carcérale que nous relevons souvent dans nos colonnes pour le dénoncer, au regard des conditions de détention des Camerounais y séjournant, sont en porte-à faux avec les engagements internationaux du Cameroun en la matière.

C’est même la comparution libre pour des infractions relatives mineures, en tout cas ne relevant du criminel, qui devrait être la règle. D’autant que même le plus légalement du monde, le pouvoir exécutif peut mettre un terme à une procédure, quelle qu’elle soit, encore en cours de jugement, en tout cas avant le rendu d’une décision devenue définitive. A fortiori une ou des personnes encore seulement au stade des enquêtes ou même de l’information judiciaire. Ce n’est en tout cas pas la première fois que cela arrive.

Ce ne sera non plus la dernière. Pour les cas connus du public, qui se souvient encore du mandat de dépôt signé par la juge d’instruction Bahounoui à l’encontre de feu le ministre des enseignements secondaires Louis Bapes Bapes puis annulé 24 h après par la même juge? Les juges sont pourtant, selon la loi camerounaise « indépendants ». Plus près de nous, en janvier 2018, qui a oublié le rabattement nocturne, et pis, hors audience, de la date d’audience du procès de l’écrivain américano-camerounais Patrice Nganang poursuivi devant le TPI de Yaoundé centre administratif ?

Et le jour de la nouvelle audience, le concerné paraissait lui-même surpris qu’on lui annonce que toutes les charges pourtant portées à son encontre et qui lui avaient valu un placement en détention à la prison centrale de Yaoundé Kondengui avaient été abandonnées. Sans jugement ! Dans l’affaire– celle de la fuite de M. Atangana Kouna -, comme nous l’avons écrit dans la chute de notre article querellé d’hier, on devrait s’attendre davantage encore à de rebondissements, tant que la procédure ne sera pas encore au stade des actes ouverts. Comme par exemple lors d’un procès public et contradictoire.

© Source : Le Messager : Alex Gustave AZEBAZE

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