Cameroun-Koweït : leçons d’une victoire :: CAMEROON

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Le premier match-test des Lions indomptables sous la direction du sélectionneur par intérim a donc débouché sur une victoire. Pas aussi large comme on l’aurait souhaité, mais assez consistante tout de même pour redonner du moral  à une équipe  encore  convalescente depuis son élimination de la course pour la Coupe du monde 2018.

Pour remonter la pente, il fallait passer par une épreuve face à un adversaire abordable. Sai- sissant au bond cette occasion inespérée, la modeste sélection du Koweït (174e mondial) a su jouer à fond son  rôle de sparring-partner, se permettant même  le luxe  de marquer  un but  aux champions  d’Afrique  en titre. Ce qui n’est pas un mince exploit en soi.

Même le match n’était pas gagné d’avance, cette victoire ne constitue pas véritablement une surprise, au regard du fossé qui sépare les deux sélections. Il faut reconnaitre toutefois que l’équipe hôte n’était pas un simple faire-valoir. Les Koweitiens ont fait preuve de vivacité, de combattivité, de puissance physique et d’aisance technique, allant jusqu’à monopoliser parfois le ballon. Mais ils n’avaient pas ce que possèdent les grandes équipes : l’opportunisme et l’efficacité. Sans réellement dominer la partie ou forcer leur talent, les Camerounais ont en revanche fait preuve de réalisme, puisant dans leur expérience de la haute compétition pour placer trois banderilles  meurtrières.  Au-delà  du  score  somme  tout confortable (1-3), le scénario du match et la prestation des  joueurs  au  plan  individuel  et  collectif,  viennent renforcer quelques paramètres à prendre en compte.  

Côté leçons, quelques certitudes se dessinent. Premier constat : l’équipe nationale étant une création permanente, ses portes sont largement ouvertes à tous ceux qui peuvent lui apporter un supplément. En plus de ratisser large, Alexandre Belinga a  fait preuve d’audace en    titularisant  quatre  «  bleus  »  (Onana,  Tawamba, Yaya Banana, Ngah) dans le « onze » entrant. L’autre bonne  nouvelle  c’est  que  l’esprit  de  fair-play  et  de saine concurrence a prévalu à certains postes, même si d’aucuns parlent de tâtonnements s’agissant de celui de gardien de but.

Qu’importe. Tour à tour, à quelques minutes  d’intervalles,  Onana,  Ondoa  et  Kameni,  ont joué le rôle de dernier rempart. Avec plus ou moins de bonheur. Sans être dans le secret des vestiaires, il est loisible d’observer que l’époque du chantage, du « moi ou le chaos » est presque révolue. Autres bonnes nouvelles : le Cameroun reste toujours un réservoir inépuisable de grands gardiens. Malgré quelques ratés inexplicables, la ligne d’attaque des Lions a encore du répondant,  avec  Vincent  Aboubacar  et  Bassogog  aux manettes. Certaines nouvelles figures comme Tawamba et  Ngah  n’ont pas été  décevantes,  malgré leur  positionnement  inhabituel.  Tout  n’est  pas  parfait  pour autant.  A  s’en  tenir  uniquement  au  score,  on  peut perdre de vue d’autres réalités moins gaies.  

En dehors de quelques phases plaisantes, le jeu produit par les Lions, émaillé de nombreux déchets, manquait de liant lors des enchainements, avec des lignes assez étirées au milieu  et un regroupement défensif approximatif. Ce qui a facilité les fréquentes pénétrations des véloces koweitiens. Très présents dans les duels, ces derniers  ont beaucoup  harcelé  et  usé  certains  Lions dont le manque de fraicheur physique doit interpeller le  préparateur  dédié  à  cette  tâche.  Le  Cameroun  a certes gagné mais l’addition aurait pu être plus lourde, n’eût été les nombreuses maladresses  dans tous les compartiments.

C’est dire qu’il y a  encore du boulot. Le staff  technique  doit  mettre  à  profit  les  prochaines journées  Fifa  pour  procéder  aux  corrections  en  vue d’améliorer la cohésion d’un groupe qui cherche encore ses marques. L’option d’ouverture a du bon. Mais pour construire  dans  la  durée, il  faut disposer d’un  noyau dur à consolider.

© Cameroon Tribune : Jean Marie NZEKOUE


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