Cameroun –Musique : SEMOUYA Lucky, le « sphynx » de Ndikinimeki  bientôt dans les bacs :: CAMEROON

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Longtemps incompris même par l’Elite de la ville de Ndikinimeki, au Cameroun, mais jamais abattu, l’artiste-musicien Semouya Lucky annonce son retour prochain sur la scène musicale camerounaise avec un 4ème album intitulé «  Engolo ye mussung ». 

Chef traditionnel de Ndikinimeki-Centre, celui-là qui est le précurseur de la musique Banen découvre son génie artistique en 1969 lors d’un concours de musique organisé à l’école CEBEC de Ndikinimeki. Un an plus tard, il est découvert par le guitariste BALEBOMA Julien qui l’encourage à rejoindre son groupe de musiciens basé à la paroisse catholique de SOMO et qui prestait pour les missionnaires. Dans cet environnement religieux où l’approfondissement de son art va évoluer, il va s’en aller pour une nouvelle aventure dans l’orchestre national en 1972, dirigé par Pr Claude Ngoumou. Pendant ce nouveau challenge, il fait la rencontre du batteur NDJANA Steve et de plusieurs autres icônes de la musique camerounaise.

En 1976 et début 1977 sa première sortie se fait à la radio nationale sous le titre « Chérie Emilienne ». Un single chanté en couple avec deux autres artistes dont Elanga Maurice et ZOZO Charmant, malheureusement tous deux décédés à ce jour. Toujours en 1977, déjà connu, il participe à la présentation de l’album « Na So A Dé » du Patriarche Eko`o Roosevelt.

Devenu membre de la SACEM en 1978, il perçoit tous les 3 mois 60 000 FCFA de droits d’auteur. Voulant scruter d’autres horizons et rythmes musicaux, François Misse Ngoh, Nelle Eyoum Emmanuel et BONDIKOLO Sadrack l’encouragent dans le makossa.

En 1984, devenu membre de la SOCADRA qui remplacera la SACEM, S.M Semouya Lucky produit son tout premier album. Avec pour titre « Mukenda Pipu », il fait une production importante de disques qu’il vendra dans toute l’Afrique et en Europe. Mais en termes de droits mécaniques payés par la SOCADRA, il percevra seulement 85 000 FCFA.

Néanmoins, il lance son deuxième album « Owam » sur le marchés en 1999 ; sauf qu´il n´aura pas le même succès que le premier et l’artiste Semouya va se brouiller avec son producteur. « Messeck », son 3ème album est mis sur le marché en 2003, mais finira par « émousser » l’artiste. Conséquence : en 2006 lorsque ce dernier termine son quatrième album, il estime qu’il n’est pas assez mûr pour être sur le marché.
  
Prochain article: son interview, á paraître samedi 03 mars 2018

 

© Camer.be : Yannick Ebosse


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