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CAMEROUN :: Can 2019 : Des stades d'entraînement à  l'abandon à  Douala :: CAMEROON
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  • Mutations : Renaud Inang
  • jeudi 15 février 2018 10:19:27
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CAMEROUN :: Can 2019 : Des stades d'entraînement à  l'abandon à  Douala :: CAMEROON

Un mois après la visite des inspecteurs de la Caf, les travaux sont à l’arrêt dans les chantiers de Mbappé Lépé et de Bonamoussadi.

Au marché de Bonamoussadi dans l’arrondissement de Douala 5e, des commerces bouchent l’entrée principale qui mène au stade d’entraînement situé dans les environs. La disposition des étals à cet endroit paralyse la circulation. Au point de contraindre certains mototaxis à emprunter d’autres voies pour se rendre au chantier de réhabilitation de cet antre de football. La présence des commerçants et leurs marchandises aux alentours du stade n’est pas fortuite. Les travaux de construction de cette infrastructure, d’une capacité de 1000 places, sont à l’arrêt, moins d’un mois après le passage des inspecteurs de la Confédération africaine de football (Caf).

Sur les lieux, l’espace est désert. Aucune barrière n’a été érigée pour délimiter le site. Tout comme la pancarte pour renseigner quant à la durée des travaux. Même si des traces de terrassement sont visibles, les différents engins et le personnel de l’entreprise AlcorsCam, en charge des travaux, sont absents. Selon quelques commerçants, les engins arrivés une semaine avant la visite des inspecteurs de la Caf ont quitté le chantier, trois jours après la mission d’inspection.

Ce stade requis pour abriter les séances d’entraînement lors de la Coupe d’Afrique des nations (Can) qu’organisera le Cameroun en 2019 est devenu un lieu de jeux de hasard et sert d’abri aux enfants de la rue. L’arrêt des travaux est également observé au  stade d’entraînements de Mbappé Lépé d’une capacité de 4000 places assises, dans l’arrondissement de Douala 1er.

Malgré l’élévation de la clôture le long du chantier, le travail est au point mort. Comme à Bonamoussadi, les employés d’AlcorsCam, sont absents. Tout comme leurs engins. D’après des témoignages, les travaux interrompus depuis plusieurs mois ont repris une semaine avant le passage des inspecteurs de la Caf.

Puis arrêtés, quelques jours plus tard. «Ils sont venus une semaine avant la mission de la Caf. Et sont repartis quelques jours après», renseigne une source. Des fouilles creusées par des engins, se referment progressivement. Reste que les tentatives pour entrer en contact avec le responsable de cette entreprise au Cameroun, Constant Moukoko, se sont heurtées à une fin de non recevoir.

15févr.
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