LE CAMEROUN PAR SES ZONES AGRO-ECOLOGIQUES EST UN POTENTIEL PRODUCTEUR DU POIVRE BLANC :: CAMEROON

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Dans le domaine de l’agriculture, la plupart des investisseurs aiment se lancer directement dans la production sans toutefois expérimenter. Dans chaque zone agro-écologique, il sera toujours important de tester une spéculation avant de penser faire une production intensive et à but lucratif. Ceci parce que le microclimat qui règne d’une surface à l’autre ou d’un milieu à un autre n’est pas toujours le même. De plus, ce test expérimental permet de contrôler tout les facteurs pouvant impacter positivement ou négativement à la vie de la plante. C’est alors dans ce sens que le GIC de l’espérance des Hommes pour l’Agropastoral(ESPERHO) teste sur une parcelle de 400m ² la culture du poivrier dans le village DIWOM situé dans le département du NKAM.

L’un des objectifs du groupe promoteur depuis 2013 du GIC, est de pouvoir viabiliser deux hectares de poivrier dans leur site situé dans la zone agro-écologique à pluviométrie monomodale. Pour le faire nous avons décidé mètre une unité expérimentale de 400 m² en 2014 pour une bonne visibilité à court terme. Connaissant que le poivre est une plante qui s’exprime bien dans les basses altitudes entre 300 et 800 m, une initiative a bien été prise en compte. Piper nigrum est favorable dans les zones agro-écologiques dont la température fluctue entre 24 et 30°C. Le littoral est la région par excellence de la production du poivrier. Les précipitations pour cette culture sont de l’ordre de 2 000 à 3 000 mm l’an. Le poivrier se développe bien sous un ombrage léger, des sols profonds, perméables, bien aéré et riche en matière organique. Après 3,5 ans d’essai sur la dite unité, nous arrivons à la conclusion selon laquelle le site dispose d’un sol qui accepte la culture du poivre. Nous avons planté 100 tuteurs et 100 boutures de poivriers avec les densités de 2 m x 2 m. taux de réussite 55%, flétrissement 35% et 10% non fleuri. Une récolte des grappes après transformation a permise d’obtenir 3 kg de poivre blanc sec. Avec les contraintes que nous avons fait face, la réalité c’est que nous pouvons étendre la production pour enfin parvenir aux objectifs du groupe promoteur avec conviction. Les caractéristiques du poivre récolté sur l’unité expérimentale sont les suivantes :

- Phénotypiquement, les graines sont bien lisses et blanches ;

- Les graines sont grosses et de formes arrondies ;

- Les propriétés organoleptiques sont meilleures ;

- On dirait du piment dans la bouche (odeur forte et étouffante à l’approche du nez).

Lorsque nous faisons une comparaison avec le poivre de PENDJA sur l’aspect forme, couleur, goût, odeur, à mon humble avis il n’existe pas de différence significative.

En somme, l’expérimentation quelque soit le temps, reste la solution idéale pour toute production à l’échelle industrielle. Les investisseurs aiment bien prendre le risque de produire sans tester et les conséquences sont parfois catastrophiques. A côté de ces derniers, s’ajoute le non recours aux personnes qualifiées pour la réussite de l’activité. Avec les résultats obtenus sur la parcelle expérimentale, nous affirmons que la culture du poivre est possible dans le département du NKAM (YABASSI). Toutefois plusieurs facteurs doivent être pris en compte et les moyens de mitigations doivent être envisagés avant de débuter l’activité.

© Correspondance : NKOUADJIO MBOMDA Fabrice, Ingénieur Agro-Zootechnicien

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