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CAMEROUN :: Le potager“¦de Bafia :: CAMEROON
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  • CAMEROON BUSINESS TODAY : Alain MAZDA
  • vendredi 12 janvier 2018 01:44:24
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CAMEROUN :: Le potager“¦de Bafia :: CAMEROON

C’est une technique de culture urbaine dont le but est l’occupation parcimonieuse de l’espace.

Des plantes suspendues  sur des murs et des  supports fabriqués à  base de matériaux de  récupération. La cour de la maison de Emmanuel Bikouteck à  Bafia est semblable à un champ  de guirlandes suspendu. On y  retrouve des bouteilles vides  d’eau minérale transformés en  pots. Des sachets plastiques  ayant servi à la conservation  des produits manufacturés  sont également recyclés pour  servir à d’autres fins.

Quelques   ficelles, des tiges de bambou  et bien d’autres instruments  dont lui seul possède le secret  de la combinaison. Cet artisan  passe des jours à tisser des  formes géométriques pour  y mettre difiérentes variétés  de plantes en fonction de leur  croissance. Le concepteur de  tout ce manège est un jeune  entrepreneur agricole âgé de  26 ans. Ainsi, pour des plantes  rampantes, il choisira des supports avec des tuteurs afin de  bien « encadrer la croissance  de la plante ».

La culture hors   sol, aussi appelée hydroponie  ou hydroculture, est une technique qui consiste à cultiver  des plantes sans qu’ils soient  en contact direct avec le sol.  Généralement, les maraichers  suspendent les plantes dans des  pots et des appliques conçus  à cet effet.   Depuis un an qu’Emmanuel  Bikouteck s’est lancé dans  sa recherche, il n’a cessé  d’améliorer ses techniques.  Il travaille déjà à un modèle type qu’il compte vendre au  prix symbolique de 5000 F.

«  Je n’ai rien inventé en soi. J’ai  juste utilisé des techniques qui  existent ailleurs pour les adapter  à notre environnement. La culture  hors sol se pratique à l’échelle  industrielle en Europe. Sauf  que dans ces pays, les produits  chimiques sont à la base des  nutriments des plantes » explique  le chercheur en herbe dans  son « laboratoire de Bafia ».  Actuellement, il a réussi à avoir  des rendements prometteurs  avec certains légumes. « Je  cultive des carottes, des  tomates, des radis, des épices.  Mon expérience me laisse  espérer qu’un ménage peut  produire les légumes pour sa  consommation quotidienne. Il  suffit de bien occuper l’espace  qui vous est réservé.  En plus de cela, le potager hors  sol peut servir de décoration  comme  des  fleurs  »  ajoute  Emmanuel Bikouteck.

Le   promoteur du potager hors  sol s’est lancé dans l’agriculture,  après l’obtention de son BTS  en entrepreneuriat agricole  en 2015. A l’époque déjà, le  natif de Bafia décide contre  toute attente d’expérimenter  de nouvelles techniques. « Si  ça marche ailleurs, pourquoi  ce ne serait pas possible au  Cameroun. Israël est aujourd’hui  une figure de proue en matière  d’innovation agricole » confie le  jeune promoteur de la technique  des potagers hors sol.

12janv.
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