Cameroun - Permis de conduire : Un vaste réseau d’arnaque éventré au Ministère des Transports :: CAMEROON

Cameroun - Permis de conduire : Un vaste réseau d’arnaque éventré au Ministère des Transports :: CAMEROON

Cameroun - Permis de conduire : Un vaste réseau d’arnaque éventré au Ministère des Transports :: CAMEROON
Cameroun - Permis de conduire : Un vaste réseau d’arnaque éventré au Ministère des Transports :: CAMEROON
Alors que le premier concours d’obtention du permis de conduire est annoncé pour le 4 Février 2018, un vaste mouvement d’humeur est enclenché sur le territoire national par des promoteurs d’auto-écoles. Au centre de ce débrayage, l’augmentation illégale d’une somme de 5 000 Fcfa exigée par l’entreprise Pressprint, basée à Limbé.

Selon la lettre circulaire N°00003 MINT/SG/DTR-CJ du 31 Aout 2017 relative à la mise en œuvre de la réforme du permis de conduire camerounais signé par le Ministre Délégué MEFIRO OUMAROU, il a été demandé à toute la chaîne de l’organisation de se rassurer de l’informatisation des fichiers des auto-écoles. Ainsi, d’après la lettre circulaire, le fichier des auto-écoles agréées est informatisé et sécurisé par le système numérique de sécurisation des documents de transport (SSDT). « A cet effet, dès l’admission dans une auto-école, chaque apprenant est systématiquement inscrit en ligne par ladite auto-école via le site web http/www.ssdt.cm et identifié par un code numérique unique.

Ce système permet d’interconnecter toutes les auto-écoles »  
En s’arrêtant sur la lettre circulaire récemment diffusée à toute l’administration des transports, aucun paiement n’est exigé pour l’enregistrement en ligne. D’où vient-il alors que l’entreprise Pressprint de la Presbytérian Church puisse demander de payer 5 000 Fcfa, faute de quoi plusieurs candidats seront recalés lors de l’examen national ? Alors qu’en ce moment le Délégué Départemental des transports du Wouri exige aux candidats le versement de cette somme à Pressprint, préalable pour être pris en compte lors des compositions, de quoi ou de qui se moque-t-on ? 

Mafia éventrée
D’après le Collectif des Exploitants des Auto-écoles du Cameroun qui s’est engagé à mettre sur la place publique toutes les arnaques du Ministère des Transports et leurs partenaires, il y a le récent ajout de 5 000 Fcfa obligatoire exigé depuis plusieurs jours à chaque candidat devant présenter l´examen d’obtention du permis de conduire, sinon son dossier ne sera accepté. Cette somme, d’après l’entreprise de sécurisation du permis Pressprint basée à Limbé qui exige le versement via un compte MobileMoney, représenterait les frais d’enregistrement en ligne des candidats. 

La première incongruité de l’opération est que le compte Mobile Money n’est pas un compte bancaire mais un paiement sécurisé virtuel étant conditionné à un versement numéraire via un numéro de téléphone. La seconde incongruité est également le fait que ce versement n’est pas contrôlé par le Ministère des Transports, organisateur du concours national d’obtention du permis de conduire et garant de l’encaissement public. Enfin la troisième incongruité n’est tout autre que ce paiement est effectué et contrôlé par l’entreprise Pressprint appartenant à la Presbytérian Church of Cameroon qui est une imprimerie privée ayant gagné depuis des années le marché de sécurisation du permis de conduire. Comment un opérateur qui n’a rien à voir avec le processus de composition du permis et n’intervient qu’à la fin en vienne à s’immiscer dans l’organisation du concours, jardin réservé à l’autorité compétente, si ce n’est l’appât exagéré du gain facile ? À quoi devrait-on assimiler cette manœuvre !

Ayant investigué, il s’est avéré que quelques syndicats exerçant dans le domaine d’auto-écoles et n’ayant pas de base syndicale auraient pris l’engagement contre rétribution de quelques billets de banque d’œuvrer dans la mobilisation des auto-écoles pour le versement de cette somme illégale au détriment des candidats. Suite à leur engagement, ils auraient signé un protocole d’accord avec la société PressPrint qui devait contrôler le processus. Hélas ! À cette assise se trouvait Monsieur Dieudonné NOUMSI, président du syndicat des propriétaires des auto-écoles du Cameroun et promoteur des auto-écoles françaises du Cameroun. Ce dernier s’étant insurgé sur le caractère illégal de ce deal aurait promis d’user de tout son poids pour faire capoter cette scabreuse entreprise d’escroquerie nationale. 

Idéologiquement Monsieur NOUMSI ne comprend pas ce qui justifie le paiement de la somme de 5 000 Fcfa pour l’enregistrement en ligne. D’après les explications de KUATE  Aurelle, membre du Collectif des Exploitants des Auto-écoles du Cameroun, le projet d’enregistrement en ligne avait été initié et proposé par le groupe Français ROUSSEAU. Lequel en reconnaissance de l’adoption par le Cameroun de son Code pendant des années, a mené une étude pendant trois mois et couvert l’ensemble des régions du Cameroun sur l’enregistrement des candidatures en ligne et se proposera de l’implémenter gratuitement. C’est très probablement à base des résultats des études faites par ROUSSEAU avec des conclusions pertinentes que s’est inspiré le « syndicat du crime » ayant pour base Pressprint à Limbé pour imposer la supercherie, via des complices tapis au Ministère des Transports. 

Si l’on se réfère au nombre approximatif retenu à chaque session soit 22 000 candidats pour 8 sessions par An, la somme illégalement perçue sera de 110 000 000 Fcfa (Cent Dix Millions de Fcfa) par session soit 880 000 000 Fcfa par An collectés illégalement.

La contestation grandit et semble avoir l’adhésion de plus en plus des promoteurs d’auto-écoles. Lorsque nous mettions sous presse, des signataires de la ville de Bafoussam, Bamenda, Garoua, Bertoua et Douala se joignant à ceux de Yaoundé entraient dans le mouvement et semblaient ne plus s’inquiéter des menaces de suspension de leurs candidats présentés au concours d’obtention du permis de conduire proférées par la société Pressprint s’ils ne s’acquittaient pas des 5 000 Fcfa exigibles par candidat. Désormais prêt à faire triompher la légalité, le Collectif des Auto-écoles du Cameroun révèle sous cape que s’il n’est pas écouté ou si leurs revendications ne sont pas prises en compte, des sit-in devant plusieurs structures publiques seront envisagés dans les prochains jours. Just wait and see.

 

 

 

© Camer.be : Yannick Ebosse

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