CAMEROUN :: 2258 cas d’infertilité enregistrés en 10 mois à NGAOUNDÉRÉ :: CAMEROON

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70% de femmes se font volontairement consulter contre seulement 30% d’hommes.

De janvier à octobre 2017, 2258 personnes se sont fait consulter pour les problèmes liés à l’infertilité, à l’infécondité et à la stérilité à l’hôpital régional de Ngaoundéré (HRN). Cette formation sanitaire de référence de l’Adamaoua, est d’ailleurs la seule habilitée à traiter de tels cas, car dotée d’un centre d’imagerie médicale. Ainsi, ce sont 1581 femmes et 677 hommes qui ont été enregistrés pour les cas de stérilité, soit respectivement 70% et 30% ; et une moyenne d’environ 158 femmes et 68 hommes par mois. «En principe, ce sont aussi 158 hommes qui devraient se présenter ; mais environ 90, plus de la moitié, refusent de consulter. La probabilité pour que ces 90 hommes soient atteints d’infertilité est très élevée», confie le Dr Mohamadou Hassimi, directeur de l’HRN.

Il est donc clair que peu d’hommes se font consulter pour infertilité, et ce, sur convocation. «Le problème de l’infertilité est simple : un couple reste deux ans sans enfant, pourtant, il a des rapports sexuels réguliers, au moins deux fois par semaine. Le problème lié à l’infertilité peut venir de l’homme ou de la femme. Pour ce qui est de l’homme, il faut regarder s’il a des spermatozoïdes ; si ces spermatozoïdes sont suffisants ; si ceux-ci sont bien mobiles, ce, pour que lorsqu’on éjacule au niveau du vagin, ces spermatozoïdes arrivent au niveau de la trompe avant que l’ovule ne meure. Il faut aussi se demander si la mobilité est bonne. A niveau de la femme, il faut se demander si elle ovule ; si les trompes sont bonnes ; s’il n’y a pas un obstacle à la bonne fixation comme les fibromes qui peuvent venir prendre la place du bébé qui se retrouve coincé ; si les hormones sont suffisantes.

Donc,  l’homme peut ne pas avoir de sperme ; il peut même en avoir, mais les malformations des spermatozoïdes peuvent être en quantité exagérée. Par conséquent, la part de l’homme est importante s’agissant de la stérilité», explique le directeur de l’HRN. Une chose est au moins sûre : les cas d’infertilité, d’infécondité ou de stérilité se soignent par la médecine moderne. Il reste néanmoins que dans l’Adamaoua, comme dans les autres régions du pays, «Beaucoup de gens souffrant d’infertilité s’orientent vers la médecine traditionnelle. Il parait même que chez les Bétis, il y a des gens qui font des poulets et des mets pour ces cas. Mais ce n’est pas avéré que ça soigne», souffle un médecin.

SERVICE D’UROLOGIE

Mais avant d’en arriver à un traitement quelconque, ces cas peuvent être prévenus. «Il y a des hommes qui font même un mois sans avoir de rapports sexuels avec leurs épouses. Il y en qui préfèrent entretenir ces rapports avec les copines dehors et ne laissent plus que les déchets à leurs femmes. Il faut avoir des rapports sexuels réguliers avec sa femme et ne pas être dispersé. L’une des causes de l’infertilité chez la femme, c’est qu’il y en a qui ont fait des avortements plusieurs fois, le col de l’utérus peut durcir.

Ça détruit l’intérieur de l’utérus et ça peut réduire les chances d’accouchement. Quand un utérus est complet et en bon état, même avec un peu de spermatozoïdes qui ont une durée de vie de 72 heures, il peut avoir fécondation. Il faut donc améliorer la qualité de vie sexuelle chez chaque partenaire », prescrit le Dr Mohamadou Hassimi. A l’HRN cependant, les problèmes d’infertilité, d’infécondité et de stérilité butent à un obstacle, s’agissant d’une prise en charge efficiente :

«Il faut un urologue andrologue qui fasse une sensibilisation suffisante pour que les hommes consultent pour stérilité. Ça va résoudre le problème du gap et augmenter le nombre d’hommes à se faire consulter. Les hommes pourront donc être pris en charge convenablement. Et même si les 158 hommes convoqués par mois venaient, est-ce que notre gynécologue a la capacité intellectuelle pour gérer les problèmes liés à l’infertilité de l’homme ? Je pense que non», exprime le directeur de l’HRN.

Le  problème est d’autant plus crucial que «La plupart des personnes âgées de plus de 60 ans souffrent d’un problème de la prostate, des problèmes urologiques. Mais nous avons un urologue, Dr Kuiché, qui n’est jamais venu. Il est juste venu prendre service et a disparu», se désole-t-on à l’HRN.

© Source : L'OEIL DU SAHEL : Bertrand Ayissi

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