CTE D'IVOIRE :: KRA BERNARD : LE SCRIBOUILLARD RATISSEUR DE JETONS DU JOURNAL  LEXPRESSION  :: COTE D'IVOIRE

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CTE D'IVOIRE :: KRA BERNARD : LE SCRIBOUILLARD RATISSEUR DE JETONS DU JOURNAL LEXPRESSION :: COTE D'IVOIRE
Les experts en soins palliatifs, en psychiatrie ou en cure analytique sont confrontés à l’épreuve du tragique, car ils font quelquefois face à des maladies sans rémission ou chroniques dont on ne peut guérir. Dans ce cas pratique, ils ne visent pas tant la guérison que l’accompagnement de celui qui souffre. Aussi, les soins qu’ils prodiguent exigent-ils le courage de reconnaitre que certaines souffrances sont sans remède. Ces souffrances n’enferment pas dans une douleur définitive tant qu’elles migrent. Nous soignons souvent nos blessures par d’autres blessures, en allant nous exposer ailleurs et autrement. N’est-ce pas à cette randonnée thérapeutique que s’adonne Kra Bernard ? Comment notre gratte-papier, freiné et bloqué dans sa quête d’un zeste de dynamisme vital, s’offre à travers un spectacle exécrable, une lucarne pour exister, que dis-je, pour vivoter ?

Toute subjectivité mise à part, nous nous appuierons sur sa dernière sortie dans « l’Expression » No 2375 du 28 Septembre 2017, intitulée « Franklin Nyamsi : qui prend encore au sérieux le plumitif de Soro ? » pour établir trois thèses (I) : d’abord, l’asthénie argumentative de l’énonciateur, et comment (II) celle-ci épouse la double description du servile communicant (qu’il est) aux ordres des avares en pensées courageuses, d’une part et (III) du mendiant au dictaphone, d’autre part.

Sur le fond et la forme des arguments avancés

En Côte d’Ivoire, certains adeptes de la fainéantise intellectuelle pensent qu’il suffit de pondre quelques lignes, d’acquérir quelques parchemins par des détours obscurs et de se faire « parachuter » dans une maison de presse pour être journaliste. Ces trois conditions, une fois remplies, suffisent-elles à l’attribution ou à la prétention journalistique ? Non, malheureusement ! C’est ce qu’atteste l’attitude irrationnelle du sieur Kra Bernard, qui, pour faire pérenniser le culte de l’infamie morale et professionnelle, préfère patauger dans la gadoue de l’ignorance immonde. Sinon, comment comprendre sa tentative de présentation d’un fait sans le moindre souci d’originalité ? En effet, dans un humour noir, Kra Bernard, dépeint Franklin Nyamsi, comme un « fou du roi », « fidèle à sa caste, celle des mercenaires » de la plume au service de Guillaume Soro, leur maitre. Il va jusqu’à s’estomaquer de ce que le professeur agrégé de philosophie occupe, « dans l’air du temps », toute la place dans les médias, « presque la totalité de la une du journal d’un » de ses « confrères », sans le nommer.

Cela faisant, pour mieux accomplir sa forfaiture, Kra Bernard omet délibérément de préciser que la réplique du philosophe fait suite à une attaque farouche, lancée par le même quotidien d’informations « l’Expression » qui barrait à sa une du 25 septembre 2017 : « L’arrogance de la bande à Soro : jusqu’où iront Méité, Alain Lobognon, Nyamsi, Konaté Zié ? ». N’est-ce pas faire preuve de mauvaise foi que d’assimiler le professeur à un belliqueux, à un injurieur public, sans évoquer les raisons de sa prise de position ? Dans l’esprit de notre chevalier d’industrie, il aurait fallu que Franklin Nyamsi fasse le mort. Qu’il se taise et se laisse vilipender, traiter de tous les noms d’oiseaux, de bandits de grands chemins par des bons à rien. Ainsi va la politique ! En plus de cette carence, Kra ne donne aucunement à cogiter, autant dans l’orchestration que dans la démonstration des idées. Destructuré, il n’avance rien, n’étaye rien, mais veut donner l’impression de réfléchir à haute voix. Au fond, par qui a-t-il été missionné ?

Kra Bernard, au service du « Gang masqué »

La boulimie du pouvoir entraine parfois la voracité, l’agressivité psychique et verbale. Qui ne constate pas cette poussée maniaque chez les puissants de l’heure ? Des oscillations psychopathologiques aux vibrations médiatiques en passant par les intentions meurtrières, qui ne témoignerait pas des menaces et pressions exercées par des cadres du RDR, ceux qui ont promis d’envoyer Guillaume Soro et ses compagnons au « cimetière » le plus proche ? Comment ne pas retrouver le prolongement de cette façon d’agir et de penser dans les propos de Kra Bernard, quand il soutient que Franklin Nyamsi « ne sait même pas que dans cette Afrique ou subsistent encore des valeurs, on n’insulte pas le père (…) Que dans un parti politique ou toute organisation, il y a une discipline interne chez ceux-ci. Bien sûr, par le débat et les idées… Et tous ceux qui étaient sur le chemin pour contredire sont aujourd’hui à quelques mètres sous terre. » ? En toute vraisemblance, ces logorrhées nous rappellent celles d’un ministre d’Etat qui traitait récemment de « fils maudit », tout enfant qui parlerait de succession du vivant de son père. Sans doute, Kra Bernard, est l’un des hérauts de cette nouvelle approche « traditionaliste », « grand-frèriste » et « paternaliste » de la politique ivoirienne. Pour parler comme l’ivoirien lambda sur les forums « c’est menacer qui est bon à l’heure-là ». C’est le juron de ceux qui, dans un déni démocratique, agitent les esprits faibles, par le spectre de la mort. « Après nous, c’est le chaos », une autre rengaine, celle d’un vieux disque rayé, depuis des lustres. Position abjecte qu’ils n’ont (néanmoins) pas le courage d’assumer publiquement, d’où les nombreux avatars et pseudos inqualifiables qu’ils usent pour raser les murs. Progresser dans la lâcheté semble être le dada de ces ingrats qui refusent de se faire à l’idée qu’ils doivent leur « hyperpuissance » d’aujourd’hui à des âmes valeureuses qui ont bien voulu payer le prix du sacrifice suprême. Ayant extirpé cette vérité inéluctable de leurs mémoires poreuses, ils sont devenus progressivement insoucieux, pire, oublieux du passé. Ce n’est pas Bernard Kra, servile commissionnaire de Mamadou Touré alias Cissé Seint qui dira le contraire.

Bernard Kra, « le mendiant expressif »

Décidément, en cette période de vaches maigres, avec le taux de chômage galopant dont souffre la jeunesse, détenir un stylo, une feuille de papier et un dictaphone permet à certains individus de se faire une place au soleil. Pourtant, n’est pas journaliste qui veut. Dès lors, comment éradiquer ce fléau ? Il suffit de se former adéquatement. Quand on rêve d’une carrière journalistique, la logique exige de se construire de solides connaissances pour s’empêcher soi-même de servir des platitudes sur la place publique. Faute de quoi, quémander « joliment » dans toutes les cases peut devenir un projet de vie, celui de la mendicité politique, dont Kra Bernard est un adepte indécrottable.

A l’évidence, après avoir été raclé les miettes dans toutes les chapelles politiques, voici que notre huluberlu se retrouve chez ses nouveaux maitres du RDR ? Que va-t-il nous servir cette fois ? Suivons-le de près désormais, pour décrypter minutieusement ces agissements. Car, ne l’oublions pas, un journaliste mal formé ou non formé est indéniablement nocif pour lui-même, pour son entourage, et pour l’entreprise démocratique, surtout dans un pays en reconstitution comme le nôtre. C’est le lieu ici d’encourager les initiatives étatiques en vue de professionnaliser le secteur médiatique qui souffre énormément de ce déficit d’encadrement, faisant ainsi la place aux oisifs errants.

Concluons donc en exposant le problème autrement : le Professeur Franklin Nyamsi, engagé pour la démocratie, le pardon et la réconciliation en Côte d’Ivoire, auprès du Président Guillaume Soro, devrait-il se taire à jamais et laisser dire ? Par extension, c’est se poser la question de savoir en quoi consiste exactement la demande de pardon dans une démocratie pluraliste ? Au moment où nous publions la présente tribune, l’ « Expression » dans sa publication du jour récidivait en titrant en première : « Après ses injures contre Amadou Gon, Alexis Dieth corrige Franklin Nyamsi et menace » …

A moins de se croire dans une monarchie absolue, l’expression de points de vue politiques divergents n’est pas incompatible à la chose démocratique. C’est la stricte expression de la liberté des citoyens qui peuvent/doivent s’accorder sur tout, sauf sur le fait qu’ils peuvent/doivent s’accorder sur tout. Place donc aux débats et aux échanges intelligents et responsables, car le Pardon et la Réconciliation, loin d’être innés peuvent/doivent être construits ensemble pour une paix durable.

*Une Tribune Internationale de Lawrence Atiladé
Doctorant en Science Politique, EHESS-Paris

© Correspondance : Lawrence Atilad

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