CAMEROUN :: CRISE ANGLOPHONE : Dialoguer, mais avec qui? :: CAMEROON
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Sauf mauvaise foi, la main tendue du gouvernement est visible. Le camp d’en face devra faire le pas pour que le dialogue souhaité par l’Onu soit effectif.

Le communiqué du porte-parole du Secrétaire général des Nations-unies est donc clair. Il reconnait les efforts entrepris par le gouvernement pour résoudre les problèmes posés par la communauté anglophone. La quasi-totalité des problèmes clairement exprimés par les syndicats sont en train de trouver des réponses. On peut alors comprendre les propos de Stéphane Dujarric : « le Secrétaire général a encouragé les autorités camerounaises à poursuivre leurs efforts pour résoudre les griefs de la communauté anglophone. »

Poursuivre : le mot est lâché et est loin d’être anodin. Il marque et témoigne la reconnaissance par l’Organisation des Nations-unies des efforts du gouvernement dans la recherche de solutions à la crise anglophone. Les textes Ohada ont été traduits en anglais, des magistrats et des enseignants anglophones sont en train d’être redéployés dans les régions anglophones, une section Common Law a été créée à la Cour Suprême, des concours spéciaux ont été lancés à l’Enam pour la formation des juristes d’expression anglaise. Des subventions ont été accordées aux établissements privés. Le gouvernement a libéré des responsables des corporations arrêtés lors des mouvements d’humeur qui mis à sac des écoles et autres bâtiments administratifs.

La semaine dernière, le gouvernement, à travers le ministère de la Justice, a ordonné l’arrêt des poursuites contre les évêques et d’autres leaders religieux dans le cadre de l’affaire qui les opposait à un consortium de parents d’élèves qui exigeaient le remboursement des frais de scolarité versés aux établissement scolaires qu’ils dirigent, puisque les écoles sont restés fermées toute l’année scolaire 2016-2017. Malgré ces concessions, le mouvement se radicalise et vire au terrorisme.

L’entretien que le président Paul Biya a eu avec le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres en marge de la 72ème session de l’Assemblée générale de l’Onu a certainement permis aux dirigeants de l’institution de Manhattan d’avoir une compréhension plus poussée du problème anglophone au Cameroun. Les leaders de ces mouvement qui avancent masqués, ont montré leurs motivations réelles par la pose des explosifs, l’incendie des bâtiments publics administratifs, les voies de fait sur les élèves, les appels au meurtre et l’attaque des domiciles privés, qu’ils veulent s’emparer des institutions dans les deux régions, proclamer leur indépendance et créer un Etat appelé Ambazonie.

Or ce n’est pas ce que veut l’Organisation des Nations-unies qui a assuré la tutelle du Cameroun et enregistré ce pays comme membre de l’Onu sous sa forme actuelle. La position de l’Onu est clairement exprimée dans le communiqué. En exhortant le gouvernement camerounais à promouvoir des mesures de réconciliation nationale visant à trouver une solution durable à la crise, un défi majeur se pose car, les leaders qui portent dans l’ombre le projet de la partition du pays n’ont jamais désigné d’interlocuteurs sur une table de négociation. Il  est donc question, au sens des Nations-unies, d’ouvrir des négociations en évacuant, d’entrée de jeu la question de la sécession car, « le Secrétaire général souligne l’importance de faire prévaloir l’unité et l’intégrité territoriale du Cameroun et enjoint toutes les parties à s’abstenir d’actes susceptibles de mener à une escalade de tensions et de la violence », peut-on lire sur le communiqué du porte parole d’Antonio Guterres.

La main tendue du gouvernement est visible. On attend le pas en avant des leaders de la crise anglophone. On pourrait commencer par une déclaration qui annule l’appel au meurtre des enfants, diffusé par le canal des réseaux sociaux, la désignation des interlocuteurs pour le dialogue avec les autorités de Yaoundé et la définition claire des revendications, l’arrêt des actes de terreur envers les paisibles populations qui ne demandent qu’à vivre en paix.

La médiation des Nations Unies vise la préservation de l’intégrité territoriale du Cameroun. Après cela, les « anglophones » pourraient-ils alors poser sur la table les vraies raisons de leur colère. Ce pourrait être la création d’un poste de vice-président qui reviendrait d’office aux anglophones, l’attribution des postes clés de la haute administration, comme on l’entend ici et là. « Le Secrétaire général est convaincu qu’un dialogue véritable et inclusif entre le gouvernement et les communautés des régions du Sud-ouest et du Nord-ouest est le meilleur moyen de préserver l’unité et la stabilité du pays », précise le communiqué de Stéphane Dujarric. Dans une dispute, il arrive souvent que les deux parties parviennent à des extrêmes.

Les autorités poussées à bout ont procédé à des arrestations et placé dans des maisons d’arrêts, des acteurs convaincus ou soupçonnés de participer à des actes de pyromanie qui ont eu cours dans les deux régions. De leur côté, les manifestants ont incendié, cassé, brûlé, édifices publics et domiciles privés, posé des explosifs, et menacé de mort les élèves qui s’aventurent sur le chemin de l’école. A l’heure de la réconciliation, il faut savoir tourner la page pour qu’ensemble, les Camerounais se retrouvent autour d’une table comme des frères qu’ils n’ont jamais cessés d’être, et construire le pays qu’ils ont en partage.

© L’ESSENTIEL DU CAMEROUN : Christophe Mvondo

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