Diaspora camerounaise : Le sort incertain des exilés :: CAMEROON [Update]
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Le 10 juillet 2010 à Howard University, lors de la réunion de la fameuse Camdiac aux Etats-Unis, feu Pius Njawe insistait pour mettre sur pied « un système d’alerte dans la diaspora camerounaise visant à sécuriser les exilés politiques». Combien sont-ils, qui pour des raisons d’opinion, pour des raisons judicaires, ont obtenu l’asile à l’extérieur et ne peuvent retrouver ‘l’amère patrie’ ? Derrière le forum de la diaspora, entre injustice et arbitraire, un train peut en cacher un autre…
 
Les participants au Forum de la diaspora (Fodias) 2017 du mois de juin dernier ont planché durant deux jours à Yaoundé, sur les questions économiques, avec en toile de fonds, la question de la double nationalité. Il faudrait sans doute  aussi  se pencher un jour et de manière officielle sur la question  des  camerounais en exil qui n’est pas des moindres. Les exilés politiques peuvent-ils rentrer au Cameroun en toute sécurité conformément au discours officiel ? Et ceux qui, pour des raisons judicaires, ont obtenu l’asile à l’extérieur pourront-ils rentrer avec la garantie de procès justes et équitables ?

Comme le disait Martin Luther King : « pour se faire des ennemis, pas la peine de déclarer la guerre, il suffit juste de dire ce que l’on pense». Jean-Marc Ela est  mort en exil à Montréal en 2008 où il s’était retiré après son départ du Cameroun en 1995, convaincu d’être menacé de mort à la suite de sa volonté de voir la lumière faite sur l’assassinat du père Engelbert Mveng, un autre jésuite réduit au silence quelques temps après avoir été à l’initiative du colloque sur « Moise l’Africain » qui s’est tenu au Cameroun. Il était enseignant, sociologue, anthropologue et théologien camerounais. L’intello en boubou a passé les 13 dernières années de sa vie en exil au Canada.

On sait que Dr. Mbara Goulongo Guérandi, ancien putschiste amnistié devenu opposant en exil au régime est porté disparu depuis. Ambassa Zang, ancien ministre, ancien député réfugié en France, clame toujours son innocence.

Il y a ainsi des réfugiés camerounais, – au sens de la Convention relative au statut des réfugiés et des apatrides –qui craignent avec raison d’être persécutée du fait de leurs opinions politiques, et qui ne peuvent ou ne veulent se réclamer de la protection de leur pays ou y retourner. Les demandes d’asile faites dans les pays industrialisés se fondent le plus souvent sur des critères et des motifs politiques  ou judiciaires, comme c’est le cas d’Ambassa Zang, ancien ministre et député, ou de Mila Assouté, homme politique.

Pour Justus Agbor, il n’y a  «pas eu meilleure chance de se faire entendre que cette réunion de la diaspora camerounaise». Il avait souhaité que  la crise anglophone, qui symbolise aussi le malaise de la diaspora anglophone, confrontée aux nombreuses incivilités, soit débattue sur la place publique». Il s’est  fait expulser du palais des congres par les forces de sécurité. Selon le journal Intégration qui rapporte les faits dans sa publication du 3 juillet 2017, la scène se déroule après le départ de Philémon Yang, le Premier ministre, qui avait ouvert les  travaux. Venus des États-Unis, deux hommes qui promettaient de «dire à toute la diaspora d’imposer au gouvernement un ordre du jour axé sur la résolution du problème anglophone» ont été expulsés de l’enceinte du palais des Congrès à Yaoundé.
Cameroon-Info.Net révèle tout l’arsenal sécuritaire qui a été mis en place pour contenir le choc probable d’une thématique sociopolitique évoqué à voix basse par la diaspora préoccupée par la sécurité des exilés. Au thème centrale de cette rencontre entre camerounais de l’extérieur : «: agir ensemble pour le développement de la Nation » aurait dû se greffer une préoccupation majeure dans cet évènement, organisé par le ministère des Relations extérieures : « Le Cameroun et sa Diaspora : liberté et sécurité »,

Le président Paul Biya avait promis, il y a quelques années déjà, de revoir le texte du Code de la nationalité disposant que : «Perd la nationalité le Camerounais majeur qui acquiert ou conserve une autre nationalité de manière volontaire». Force est de constater qu’à ce jour, « aucune modification n’a encore été apportée audit Code. Ce qui a pour conséquence, en plus de l’insécurité attachée aux exilés, d’écarter un bon nombre de Camerounais de l’étranger de la gestion des affaires du pays ».

Ces dernières années, pour diverses raisons, la communauté camerounaise s’impose comme celle qui retourne le moins s’installer dans son pays d’origine. « Elle a aussi enregistré le plus grand nombre d’entrées en France entre 2000 et 2013 et le plus grand nombre de naturalisations en 2013 et 2014 ».

Ils sont journalistes, anciens commissaires de police et autres anciens hauts commis de l’Etat craignant l’injustice et l’arbitraire qui ont trouvé  asile qui en France, qui aux USA où ces pays d’accueil leur ont accordé le statut de réfugié politique comme J. Rémy Ngono parti du Cameroun les jambes au cou en 2005, fuyant les menaces de mort. L’ancien chef de chaîne de la Radiotélévision Siantou (Rts) à Yaoundé s’est d’abord retrouvé en Italie puis en France où l’Office français pour les réfugiés et apatrides (Ofpra) lui a décerné un statut de réfugié politique. Après avoir été pensionnaire de La Maison des journalistes, une Ong française qui recueille les hommes de médias victimes de persécutions.

 Ndzana Seme est exilé depuis plus de 20 ans aux Etats-Unis. Au début des années 1990, il  a été directeur de publication du journal « Le Front Independent », très critique à l’égard du régime. Ses articles lui vaudront d’être plusieurs fois écroué à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Craignant pour sa vie, il a dû d’abord se réfugier au Nigéria avant de prendre la direction des Etats-Unis via le Burkina Faso en 1995. Au pays de l’Oncle Sam, il jouit du statut de réfugié.

Christophe Junior Zogo, militant du Conseil camerounais de la diaspora (Ccd) fuyant les persécutions et les menaces de mort, son exil l’a d’abord conduit en Guinée Equatoriale avant de se retrouver en France où l’Office français pour la protection des réfugiés et apatrides lui a accordé un exil.

Kingue Ewane Steve Leonel natif de Douala  a pu s’enfuir pour les Etats-Unis après avoir été plusieurs fois persécuté au Cameroun où il craint de rentrer. Membre la cellule clandestine du CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora)depuis 2010, son travail était de sensibiliser les jeunes dans le milieu estudiantin, « sur les atrocités du régime» en partageant nuitamment des tracts.

Bertrand Teyou, écrivain et activiste politique vit en France depuis 2011 où il jouit du statut de réfugié politique. En novembre 2010, il est arrêté et jeté en prison pour avoir écrit un livre intitulé « La Belle de la République bananière: Chantal Biya de la rue à la Présidence », l’ouvrage fut retiré des librairies et confisqué par la police. Grâce au soutien d’Amnesty International, il va recouvrer la liberté. Son exil le conduit d’abord au Mexique avant de se retrouver en France…

© Le Messager : Marlyse Sibatcheu

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