Cameroun: Lettre ouverte de Paul Ayah, ex-avocat général à la Cour suprême :: CAMEROON

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Cette histoire je l’ai gardé pour moi et ma famille pendant longtemps, mais je pense qu’il est temps de raconter aux camerounais et au monde entier pour que nulle ignore l’identité et l’intention initial de mes comploteurs.

Des années après mon élection, l’actuel député d’Akwaya qui m’a succédé, Hon. IGELLE Elias, ne m’a jamais appelé au téléphone (pas même une seule fois), ni un seul membre de ma famille. Etonnement, ce monsieur (qui me connait très bien et qui a mes numéros de téléphones et avec qui j’ai partagé le même plat), a appelé mon épouse le jeudi 19/01/2017, (le jour où certains hommes sont arrivés à la cour suprême et ont essayé de corrompre quelques personnes, afin qu’il leur montre ma maison dans le but que vous imaginez tous), lui demandant de les informer de ma position si jamais je m’échappais des griffes de mes kidnappeurs. 

Hon. IGELLE Elias, a donc demandé à mon épouse de l’appeler si jamais les autorités me lâchaient. Très heureux était-il de savoir que ma moitié était à Buea, un moment idéal pour que ses complices mènent leur attentat.

Il a naturellement briefé ses complices que le moment était venu. Il est également important de noter que certains des comploteurs sont les membres du gouvernement, surtout le ministre de la justice, alors que d’autres sont des personnalités importantes de la présidence. La liste exhaustive de tous ces conspirateurs y compris leurs différents rôles dans cette injustice, est jalousement gardée en toute discrétion, pour le moment propice. Ajouter à cela, au moins une autre personnalité de l’Etat, a espionné ma famille (par téléphone) pour confirmer le fait que j’étais toute seule à la maison.

Alors que mon élimination physique bien programmée était juste question de temps, mon épouse par intuition divine a quitté pour Yaoundé très tôt ce fameux 21 Janvier 2017. Quand mes kidnappeurs sont venus ce samedi soir pour m’enlever, elle était là, y compris mon fils et mon neveu. Quelle catastrophe! Leur surprise était très visible. Il fallait maintenant rapidement passer au plan d’urgence, le plan – B.

Le Plan – B constituait à préparer une cellule spéciale pour moi afin d’achever le plan initial. Grâce à l’intervention du plus haut, ma vie a été jusqu’ici épargnée sauf que j’ai contracté un problème cardiaque très délicat et ma vue s’est aussi détériorée entre autres.

Tout ceci commence après une seule nuit dans une cellule ‘VIP’. Le gouvernement par la suite, a choisi d’étouffer mon affaire pour leur permettre de m’éliminer en toute sérénité. Ils ont récemment opté pour des stratégies ‘soft’ et indirecte.

Mon cardiologue privé par exemple a insisté depuis le moment où j’ai contracté ces problèmes cardiaques pour que j’aie toujours à ma disposition un téléphone pour pouvoir alerter soit ma famille en cas de crise. Le docteur militaire a fait la même recommandation mais pour arriver au but de leur plan initial, mes comploteurs s’opposent systématiquement à cela. Dieu seul sait ce qui m’aurait arrivé si jamais la crise que j’ai eu jeudi passé était arrivée en pleine nuit, dans ma cellule où il est impossible de sonner l’alarme pour que les gens me viennent en aide.

Et même dans l’état critique dans lequel je me trouvais à l’hôpital, après avoir passé des heures dans la salle d’urgence, l’ordre est venu de dieu tout puissant pour que je sois sans moyens pour pouvoir alerter la famille en cas d’urgence surtout parce que plusieurs médicaments d’urgence n’étaient pas disponible à l’hôpital. Ma famille était donc obliger de faire le tour de la ville, parfois à minuit et à
minuit passé pour chercher certains médicaments d’urgence, quelque chose qui aurait pu être facile avec un moyen de communication si j’avais les moyens de communications à mes côtés.

Ah! Tant mieux si il meurt même. C’est un anglofou!, pouvait-on entendre

A mon âge, 67 ans, je n’ai pas une toilette interne dans ma cellule, ni l’accès direct aux toilettes de 22h – 06 h du matin. De telle sorte que je suis obligé de toquer la porte pour que, si jamais quelqu’un est à côte et me suis, qu’il ouvre la porte pour que j’aille aux toilettes. La plupart de fois, avant que cela ne soit fait, la nature m’oblige de salir mes vêtements malgré moi. Tout ceci m’arrive sans que je comprenne pourquoi je suis ici, quel est mon crime et de quoi exactement on m’accuse.

Est-ce que ce mêmes personnes qui de façon permanente et consistante me tue lentement en s’amusent avec ma vie peuvent sincèrement vouloir la sauver en voulant me dépêcher à l’hôpital? NON’ NON ET ENCORE NON! Je pense dans le plus profond de moi que l’intention de l’Etat est de ne pas me laisse mourir dans ma cellule. C’est une hypocrisie très palpable et l’hypocrisie est, selon moi, l’un des péchés mortels. C’est la raison pour laquelle pendant un bon moment le jour de cette crise mystique dont j’ai été victime, j’ai résisté d’aller à l’hôpital en absence de mon cardiologue privé et des membres de
ma famille. 

Il fallait l’intervention du premier par téléphone et de mon fils pour que je change d’avis. En tout cas – La douleur est terrestre et la mort c’est la mort!

Allez dire à tous les Camerounais et au monde entier que ma vie est entre les mains de la présidence, les membres du gouvernement, le ministre de la justice, le député Ignelle Elias et leur complice .Mais dites-leurs aussi que mon Dieu est grand et qu’il ne m’abandonnera jamais

A lui je rends grâce

© Correspondance : Paul Ayah Abine

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