CAMEROUN :: Ambroise Oyongo Bitolo : “J’ai failli faire une carrière de danseur” :: CAMEROON
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CAMEROUN :: Ambroise Oyongo Bitolo : ?J?ai failli faire une carri?re de danseur? :: CAMEROON
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L’arrière gauche des Lions Indomptables, champion d’Afrique, a accepté de se prêter à nos questions.

Quelques jours après votre sacre, avez-vous déjà mesuré ce qui vous arrive ?
C’est un rêve qui se réalise aussi vite qu’on ne le pense. Les choses sont allées très vite. Neuf ans seulement après le début de ma carrière, je suis champion d’Afrique. Et depuis que je suis professionnel, cela ne fait que cinq ans. Il y en a qui ont eu une toute une carrière de grand joueur en Afrique et qui n’ont pas eu cette chance. Aujourd’hui, je réalise que je suis champion d’Afrique, cela me fait beaucoup plaisir. Cela me permet aussi de croire que tout est possible dans la vie. Il faut croire. Mais, il faut se remettre au travail pour essayer de gagner encore plus. 

Pour vous, le foot c’est un travail ou c’est un jeu ?
Pour moi, je pense que le football, c’est un jeu. C’est cela qui fait le plus ma force. Quand vous allez sur un terrain, ce n’est pas pour faire la guerre. Après, il faut savoir évacuer le stress et la pression. Il faut s’amuser, se faire plaisir. Et quand tu sais le faire, tu as moins de difficultés pendant tes matches et toute  ta carrière. 

Qu’est-ce qui vous a marqué pendant cette Can Total Gabon 2017 ?
Il y a des matches qui m’ont marqué. Notamment ceux contre la Guinée Bissau et l’Egypte. C’était pour moi, les matches les plus difficiles. Rappelez-vous que dans ces matches nous avons été menés. Il nous a fallu d’abord égaliser avant de chercher à gagner l’adversaire. C’est là que nous avons montré l’état d’esprit magnifique de notre groupe. A la mi-temps nous sommes menés. On se parle dans le vestiaire sans retenu, et on rentre tous ensemble pour la bataille finale. 

Et pourtant on aurait pensé au Gabon avec Aubameyang, le Ghana avec Atsu et les frères Ayew, le Sénégal avec Sadio Mane, ces joueurs qui corsaient un peu plus l’adversité ? 
Quand vous jouez contre des adversaires que vous ne connaissez pas, c’est très difficile. Alors que des joueurs du Sénégal, du Ghana, et du Gabon avec Pierre Emerick, sont faciles à étudier. On a leurs vidéos qui nous montrent les détails de leurs jeux. C’est facile de préparer ce genre de match là. Par contre, un joueur qui joue en Guinée ou au Portugal, c’est difficile de savoir comment le marquer, car vous n’avez pas encore de détails. Quand je regarde toute ma compétition, j’ai barré les meilleurs joueurs d’Afrique : Atsu, Mane, Aubameyang, Mohamed Salah, les frères Ayew et contre Traoré aussi. Cela a été vraiment difficile, et c’est cela qui vous montre que vous n’avez pas volé ce titre de champion d’Afrique. 

On vous a vu un peu perturbé par Rihan Mahrez lors du match contre l’Algérie en éliminatoires de Coupe du Monde. Vous avez retenu la leçon et vous vous êtes dit : Je les aurais un jour ces dribbleurs ?
Quand on revient sur le match contre l’Algérie, c’est plus le public qui m’a frustré que la performance de mon vis-à-vis Rihan Mahrez. Je jouais les consignes de l’entraîneur et cela n’a pas été difficile. Dans l’ensemble du match, je le termine alors que Mahrez a été remplacé, et ce n’est pas lui qui fait la passe de but. Ce qui m’a révolté, c’est la réaction du public algérien. C’est un match qui m’a aussi aidé, car depuis ce match, je suis monté en puissance. Ces s spectateurs algériens ont touché mon orgueil profond. Mais je sais que quand tu es un footballeur, il faut s’attendre à tout. Aujourd’hui c’est derrière moi. Je reste dans le travail, la concentration, la détermination pour toujours aller vers l’avant. 

Dans cette équipe des Lions champions d’Afrique, vous êtes un défenseur qui doit participer aux attaques alors qu’on demande aux attaquants de défendre. C’est quoi  la touche Hugo Broos ?
Je dirai que le secret de l’entraîneur c’est le travail, rien que le travail. Si tu affiches un bon état d’esprit, une bonne détermination, tu joueras. On a beaucoup travaillé le collectif. Tout le monde défend et tout le monde attaque. On est onze joueurs ; si le gardien de but peut vous mettre un but et que vous gagnez, ça fait plaisir à tout le monde. Il y a eu des buts de Ngadeu et Siani, et si vous regardez celui qui nous donne la finale, c’est celui d’Aboubakar Vincent, un attaquant. Quand je parle de l’état d’esprit, ce n’était pas seulement pour les onze entrants. Si vous regardez bien, le bonheur est souvent venu de ceux qui étaient sur le banc de touche au départ. 

A la mi-temps de la demi-finale, un technicien me disait : ces latéraux de votre équipe-là ont peur de prendre chacun un deuxième carton jaune. Dites-leur de  s’engager. Avait-il vu juste ?
Oui, normalement, il faut être intelligent. On ne joue pas une finale de CAN tous les jours. Faï Collins et moi étions menacés de suspension pour la finale en cas de nouveaux avertissements. Les conseils c’était de faire attention, de ne pas prendre un deuxième carton. Mais c’est juste parce que tout le monde rêve de jouer une finale. Mais si l’un de nous avait eu un carton, il y avait des ressources sur le banc de touche. Je pense que sur un certain point, ce technicien avait raison.   

On t’a baladé à gauche ou à droite dans les Lions Indomptables. Tu penses qu’avec ce groupe on a trouvé la solution? 
Ce sont les choix du coach. Si même maintenant, par rapport à un certain adversaire on me demande d’aller jouer à droite, j’irai. Ce n’est pas toute une vie, c’est au trop le temps d’une compétition. Tu réponds aux couleurs du pays, tu fais ce que le peuple demande. Si on te donne la chance même comme gardien de but, tu la saisis et tu donnes tout pour le pays. 

Qui vous a donné le poste d’animateur au sein du groupe?
Je pense que c’est inné. C’est aussi un don du ciel. Moi j’aime bien la musique, j’aime bien la danse, Déjà quand on parle d’ambiance, vous savez que je suis un danseur. Je ne cache pas, j’ai failli faire une carrière de danseur professionnel. Cela me permet de mettre l’ambiance dans le groupe. Vous savez, il faut aussi des ambianceurs, ceux qui permettent aux autres de chasser le stress et la pression. En 2015, nous mettions aussi le show pendant les qualifications. Mais arrivés en phase finale, il n’y en n’a pas eu. Nous sommes passés à côté de la compétition. Cette fois j’ai ramené l’ambiance, et nous avons tous vibré et nous avons gagné. L’ambiance dans un groupe de jeunes, c’est important, pour ne pas trop penser à l’adversité.  

Avez-vous appelé Didier Drogba quand vous avez gagné?
Quand j’ai fini le match contre l’Egypte, j’ai trouvé des appels manqués de Didier Drogba. J’ai trouvé des messages snap chat et vidéo, où il me disait : félicitations fils, comme il m’appelle toujours. Ce que tu as fait est magnifique, aujourd’hui tu es champion d’Afrique, mais je sais que tu ne réalises pas encore. Nous n’avons pas eu la chance d?être champion d?Afrique, mais ce que tu viens d’avoir, tu le réaliseras quand tu seras au pays. Quand tu vas arriver chez toi au Cameroun, tu verras ce qui va se passer. Garde-moi les vidéos de la fête qui sera donnée à votre honneur. Et c’est quand je suis arrivé au Cameroun que j’ai vraiment réalisé ce que ça fait d?être champion d?Afrique. C’est là que j’ai su que le football c’est quelque chose de merveilleux.  

Comment réagissez-vous quand vous entendez le Président de la République reprendre vos chansons au sein du groupe avec l’extrait : On leur a fait ça cadeau… 
Nous étions très contents d’entendre son excellence dire des extraits « On leur a fait ça cadeau » ou « on les a toutes mises dans la sauce ». Nous étions heureux de savoir que le chef de l’Etat écoutait tout et nous suivait attentivement au Gabon. C’était magnifique. 

On vous a même donné l’occasion de faire un concert au palais de l’Unité à Yaoundé… 
J’ai pris du plaisir à chanter au palais. Même si on ne nous avait pas donné l’occasion, nous avons tout fait pour se donner cette occasion. Nous avons chanté le son phare que nous avons chanté pendant toute la CAN. Nous avons tous chanté avec l’orchestre de la Garde présidentielle, et cela a fait une bonne petite fête. Ce sont des moments qui marquent la carrière d’un joueur, qu’on ne vit pas plusieurs fois dans sa vie, il faut en profiter.  

Le mercato d’hiver fermait les portes il y a quelques jours. Tes fans ont attendu de te voir rebondir en occident. Mais cela n’a pas été le cas… 
Je dirai que j’ai confiance à mon talent, je ne suis pas frustré. Je sais que ça va arriver. Pour l’instant, mon club a encore besoin de moi. C’est déjà le plus important, ce n’est pas comme si j’étais dans la rue. Vous avez un joueur qui joue en MLS à l’Impact de Montréal et qui est champion d’Afrique en ayant joué les six matches de la compétition, c’est aussi des éléments pour faire respecter ce championnat-là. C’est vrai que mon ambition c’est de revenir en Europe. Ça n’a pas été fait pendant ce mercato mais, il faut savoir attendre les choses. Elles se feront certainement à leur temps. 

© Source : Le Jour : Propos Recueillis Par David Eyengue

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