CAMEROUN :: Crise anglophone : Le traitement médiatique oppose le CNC aux journalistes :: CAMEROON
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Le Snjc (Syndicat national des journalistes du Cameroun) et la Fédipresse (Fédération des éditeurs de presse) condamnent avec fermeté la mise en garde du CNC aux médias.

Le duel est définitivement engagé entre les instances gouvernementales et la presse au sujet du traitement médiatique de la crise qui sévit dans la partie anglophone du pays depuis environ deux mois. Après le communiqué du Conseil national de la communication lu sur les ondes de la Crtv, menaçant de fermeture « les médias qui font l’apologie du fédéralisme et du sécessionnisme », le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) qui s’est illustré par ses positions très souvent amères à l’encontre du CNC, n’a pas manqué de répondre au régulateur des médias.

En effet, dans sa sortie médiatique du 20 janvier 2017, le président du CNC, Peter Essoka « Met fermement en garde l’ensemble des médias nationaux publics et privés contre toute publication ou diffusion des propos tendant à faire l’apologie de la sécession et du fédéralisme, sous peine des sanctions prévues par la réglementation en vigueur allant de la suspension temporaire à l’interdiction définitive d’activité ».

Le CNC cite notamment Le Messager, Cameroon Post, The Guardian Post, The Times Journal, Canal 2  International, STV, Équinoxe TV, et aussi « certaines radios communautaires s’émancipant à l’occasion de la nature apolitique que leur impose pourtant leur statut ». Tout en demandant aux autorités administratives de prendre des mesures appropriées « en vue de la restauration du bon ordre républicain ».

Ce que le SNJC qualifie de « dérive liberticide ». Pour le Syndicat des journalistes, les injonctions du CNC sont nulles et de nul effet. Par conséquent, le Snjc demande aux médias et aux journalistes d’ignorer les injonctions du président du CNC et de continuer à relayer de manière équitable « toutes les opinions émises par les citoyens camerounais sur les questions du fédéralisme et de la sécession ».

La  corporation va encore plus loin dans sa réponse au régulateur et menace de représailles Peter Essoka, le CNC et le gouvernement. Dans la foulée, la fedipresse (Fédération des éditeurs de presse) par la voie de son président Haman Mana prépare un communiqué pour contester à son tour cette manière de faire du CNC. Le responsable d’un quotidien privé de la place estime aussi qu’il y a un équilibre qu’il faut observer quand dans le travail du journaliste. Le communiqué du Conseil national de la communication (CNC) a été accueilli avec surprise au sein de certains organes cités et sur lesquels pèse la menace de suspension temporaire ou  définitive.

« Nous sommes surpris par ce communiqué du président du Conseil national de la communication qui nous indexe au sujet du traitement de l’information liée à ce qui est aujourd’hui appelé le problème des anglophones », réagit sur RFI Jean Bruno Tagne, directeur général adjoint en charge de l’information à Canal 2 international. « Nous ne nous souvenons pas, à aucun moment donné, avoir eu un traitement partial de cette affaire. Nous aurions aimé que le Conseil national de la communication nous indique précisément qu’est-ce que nous avons fait qui soit contraire à l’éthique ou à la déontologie journalistique », a-t-il précisé.

Pour les responsables de  Canal 2 international, il n’est pas question de leur interdire de traiter du problème qui se pose dans la partie anglophone. « C’est un problème camerounais. Nous sommes une chaîne de télévision camerounaise. Donc nous allons en parler », scande Jean Bruno Tagne. C’est également la même position que tient Le Messager, autre organe cité par le CNC.

« Le journal réserve sa réponse au CNC dans sa prochaine parution, demain lundi, avec en prime un autre dossier sur la crise anglophone », annonce Frédéric Boungou, directeur de publication du quotidien.

© LE QUOTIDIEN DE L’ECONOMIE : Ruben Tchounyabe

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