CAMEROUN :: Dérives sur les réseaux sociaux : Pour ou contre les sanctions ? :: CAMEROON
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Si nul ne doute de l’utilité de ces outils de communication moderne, la multiplication des dérapages pose problème.

En ouvrant les travaux de la 3e session ordinaire de l’année législative 2016, le 10 novembre dernier, au palais de verre de Ngoa-Ekellé, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, s’est montré très dur à l’endroit de ceux qui, au moyen des réseaux sociaux, deviennent de véritables dangers publics : « Aux internautes malveillants, ils doivent savoir qu’ils sont eux-mêmes des victimes potentielles, surtout des justiciables au regard de la loi ».

Bien plus, il en appelait aux autorités compétentes, leur indiquant qu’il « est temps d’organiser la traque, afin de débusquer et de mettre hors d’état de nuire ces félons du cyberespace ». Une sortie du président de l’Assemblée nationale qui n’avait pas beaucoup surpris, au regard des derniers faits dans notre pays et dont les réseaux sociaux ont servi de relais. Quelques exemples. Le 21 octobre 2016, un peu avant 10 h, l’on annonce le déraillement d’un train qui est encore stationné à la gare de Yaoundé.

En fin de semaine dernière à Bamenda, alors que se poursuivent les travaux du Comité interministériel ad hoc chargé de proposer des solutions aux revendications des syndicats d’enseignants anglophones, des esprits malveillants font circuler sur les réseaux sociaux des informations sur la séquestration des représentants des syndicats par les représentants des pouvoirs publics. Il a fallu un démenti de l’un des représentants des enseignants alors qu’un mouvement d’humeur commençait près des services du gouverneur de la région du Nord-Ouest où se déroulaient les travaux.

En interpellant les autorités publiques,  le  PAN  souhaitait sans doute voir appliquer les dispositions répressives de la loi N°2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cyber sécurité et la cybercriminalité au Cameroun. L’article 76 indique : « Est puni d?un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de cinq millions à dix millions de F ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui confectionne, transporte, diffuse, par voie de communications électroniques ou d’un système d’information, un message à caractère pornographique enfantine, ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité d’un enfant ».  

L’article 78 souligne en son alinéa 1 qu’ « est puni d?un emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans  et d’une amende de cinq millions à dix millions de F ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui publie ou propage par voie de communications électroniques ou d’un système d’information, une nouvelle sans pouvoir en rapporter la preuve de véracité ou justifier qu’il avait de bonnes raisons de croire à la vérité de ladite nouvelle ».  

L’alinéa 2, quant  à  lui,  souligne   que  «  les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées lorsque l’infraction est commise dans le but de porter atteinte à la paix publique ». Des mesures qui, appliquées, vont sans doute permettre de faire reculer ce phénomène. CT ouvre le débat sur la question .

© Cameroon Tribune : Jean Francis BELIBI

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tuveuxmonzizi..jevai
@Gabson
Vous croyez faire quoi ,biya idiot trou de cui va venez me prendre a brussel ,je vous encule

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