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Suisse- Cameroun: Pourquoi Paul Biya ne rentre t -il pas au Cameroun, comme le font les autres chefs d'Etat, lors des catastrophes, périls et accidents de grande ampleur ? :: SWITZERLAND
SUISSE :: LE DéBAT
  • Camer.be : Brice G. Ndoumen De Birmingham
  • dimanche 23 octobre 2016 08:07:37
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Suisse- Cameroun: Pourquoi Paul Biya ne rentre t -il pas au Cameroun, comme le font les autres chefs d'Etat, lors des catastrophes, périls et accidents de grande ampleur ? :: SWITZERLAND

Monsieur Paul Biya, les Camerounais vous attendent toujours à Minawao, à Dabanga, à Kerawa, à Maroua et à présent à Eseka et  à Matomb ! Nous tous avons lu le communiqué du ministre de la Communication portant sur les " instructions spéciales du chef de l'Etat qui suit la situation de près ", après le déraillement de train d'Eséka dont le bilan ne cesse de s'alourdir, aussi bien en nombre de morts, 65 ce dimanche matin, qu'en blessés, dont le pronostic vital laisse augurer d'une peine lourde pour la Nation

Nous voulons bien savoir ce que signifie " instructions spéciales " - quand un des membres du gouvernement, aux premières heures des deux drames, s'est perdu en démentis de griot qui animent ces éternels égoïstes et calculateurs qui nous gouvernent à l'image de leur mentor en repos dépensier à l'Avenue de Beaulieu n° 29, à Lausanne  en Suisse. La simple présence de dernier auprès des victimes du drame ferroviaire de vendredi dernier aurait au delà de sa portée symbolique, donné le sentiment que le chef de l'Etat camerounais fait corps, avec sincérité, empathie et compassion avec les malheurs de ses compatriotes.

Hélas, le miracle n'aura jamais lieux car, à Lausanne, le chef se repose et jouit de manière impénitente, loin du regard de ses détracteurs, loin du regard des troubles fêtes du Front Uni de la Diaspora camerounaise aux aguets de sa cachette et de ses moindres gestes à l’étranger..

Ce ne sont pas les "instructions du Président de la République, Chef de l'Etat" qui soulageront les victimes et atténueront la douleur des familles éprouvées.

Pour reprendre le journaliste Abdelaziz Mounde, " il serait temps, dans ces années qui ponctuent le crépuscule d'une longue vie politique et administrative d'éteindre les lampions et bougies de Genève et de votre tour d'ivoire et d'allumer celles du deuil, de prendre le chemin de nos lieux de périls et, tout simplement, de revenir à la maison.

Après plus de 3 décennies au pouvoir, Paul Biya  n’est connu dans le monde que comme l’homme des tragédies dans son pays :,Assassinats en masse en avril 1984 de tous les putschistes,  Massacres des années 90, massacres  des disparus de Bépanda, massacres de février 2008 au Cameroun,  catastrophe de Nsam du samedi 14 février 1998, catastrophe du lac Nyos du 21 août 1986, accident d’Ebombe du 26 janvier 2003, élimination de ceux qui se sont mis à douter de lui après avoir été, corps et âme, à son service ; détournements des biens publics, etc. Il est incapable de vivre les principes qu’il inscrit dans ses constitutions et lois fondamentales. Comme il est incapable d’être propre moralement. Toujours bien habillé, comme un colibri. Mais à l’intérieur, c’est un malfaisant qu’attend le Tribunal pénal international

Pourquoi cet homme est-il ainsi fait ? Pourquoi ne voit-il pas qu’il a fini par faire du Cameroun,  un des pays les plus pauvres et endettés du monde ?

L’histoire nous le dira un jour. Mais on peut déjà trouver une partie de la réponse dans le fait qu’il donne la priorité à ses proches  et à son clan face à la nation camerounaise. Il ne voit pas, il ne veut pas voir au-delà de sa termitière. 

L’histoire moderne le dépasse. Voilà ce qui aveugle Biya, le rend incapable de comprendre que le Cameroun  va de Garoua, Maroua à Ebolowa, Bertoua, Bafoussam etc. et non seulement de Yaoundé à Mvomeka’a. Cette vision termitiériste de la nation le plonge dans le comportement que nous venons de décrire : Tout pour moi, rien pour ceux qui ne partagent pas ma vision.

Une fois de plus, il ne suffit pas de crier : « Biya must Go » ni de sauter de joie le jour où il sera en bas de son trône. Il faudrait que dans la foule, il ne se trouve plus encore des gens qui se demandent : « Et maintenant qu’allons- nous faire ? ». 

Le jour où  Biya tombera ne doit pas être accompagné d’interrogations sur l’avenir, du moins, en ce qui concerne les principales orientations à prendre. Ce qui implique l’obligation suivante : nous devons savoir pourquoi  nous ne voulons plus du régime de Biya  par quel autre le remplacer. 

Paul Biya doit être cette fois comme jeté aux puissants de cataractes qui grondent en aval de Yaoundé, de telle sorte qu’il ne puisse plus réapparaître en amont, du côté de Mvomeka’a ou de Geneve. Il doit être, cette fois emporté pour toujours par les eaux profondes de l’Océan atlantique.

Obama, Hollande, Mugabe, Talon, Ouattara, Zuma, Buhari, voire même Hitler... auraient interrompu leur voyage pour se rendre sur le lieu du drame si celui-ci s'était produit dans leur pays respectif.

Paul Biya a-t-il une pierre à la place du cœur? Pourquoi Paul Biya ne rentre t -il pas au Cameroun, comme le font les autres chefs d'Etat, lors des catastrophes, périls et accidents de grande ampleur ?  Telles sont les questions de la semaine

Vous aussi, vous pouvez comme monsieur Brice G. Ndoumen de Birmingham nous proposer des sujets à débattre

Bon débat, bon dimanche et à dimanche prochain

23oct.
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