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CAMEROUN :: « L’avion du président, enquête sur un scandale d’Etat » : Boris Bertolt accusé de plagiat  :: CAMEROON
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  • Camer.be : Darren Lambo Ebelle
  • dimanche 16 octobre 2016 04:04:03
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CAMEROUN :: « L’avion du président, enquête sur un scandale d’Etat » : Boris Bertolt accusé de plagiat :: CAMEROON

La dénonciation, est  de Christophe Bobiokono, directeur de publication de l’hebdomadaire juridico-judiciaire Kalara. Celui-ci, réagit  à un post de l’auteur qui s’est indigné d’être qualifié  de  pion à la solde de Marafa Hamidou Yaya.

Il  y a quelques  jours, Boris Bertolt, ancien journaliste au quotidien camerounais « le jour », doctorant en Criminologie dans une université française, publiait un essai sur la sulfureuse affaire du BB Jet 2. Cet avion « fantôme » dédié aux déplacements du chef de l’Etat Paul Biya. Aéronef dont 14 ans plus tard, l’on n’a jamais vu ni à quoi il ressemble ni les 29 millions de dollars (15 milliards FCFA) sortis des caisses publiques camerounaises à cet effet.

Intitulé « L’avion du président, enquête sur un scandale d’Etat », le livre de Boris Bertolt n’a pas laissé Christophe Bobiokono indifférent. L’ancien journaliste du quotidien Mutations y a  consacré une page et demie dans l’une des plus récentes parutions de Kalara.  Toute chose qui a soulevé le courroux de l’auteur qui a tancé l’initiative du directeur de publication qui somme toute, l’accuse d’être à la solde de Marafa Hamidou Yaya.  

C’est ainsi que hier 14 octobre 2016, Christophe Bobiokono, avec une piquante ironie, a sur sa page Facebook, publié un texte intitulé : « Mes premières réponses sur le fond des critiques de Boris Bertolt ». Du fond à la forme du livre, à la formation de journaliste et au parcours académique en Criminologie de Boris Bertolt, rien n’y échappe.

Morceaux choisis

Dans ce premier jet, Christophe Bobiokono soutient que Boris Bertolt s’est trompé de genre journalistique, en lui attribuant une « Note de lecture » plutôt qu’un commentaire.

« Boris Bertolt affiche ici sa prétention à faire un cours de journalisme (je le considère comme un jeune audacieux dans le bon sens du terme), au sujet particulièrement de ce qu’il appelle la «Note de lecture ». J’aurais dû citer son ouvrage, décrire son style, parler de la pagination, de l’ordonnancement des chapitres, la mise en page, etc.

En disant les choses ainsi à un public profane, il laisse croire que la « Note de lecture » serait un genre journalistique codifié. C’est bien la preuve qu’il n’a pas achevé son apprentissage du journalisme partout où  il est passé, puisqu’il est toujours pressé d’atteindre les sommets sans se soucier de se construire des fondations solides… Je ne dirais pas que ce petit frère est prétentieux, parce que ce mot n’est pas suffisamment fort…

Il suffirait au premier venu de faire une petite recherche dans Google pour se rendre compte que Boris parle de ce qu’il ne maîtrise pas. C’est ça le « professionnalisme » dont il se prévaut. Dans presque toutes les rédactions de notre pays, l’expression « Note de lecture » est utilisée pour parler du compte-rendu de lecture », peut-on lire sue la page Facebook de Christophe Bobiokono.

Plagiat, style et qualité physique du livre

« Moi j’ai fait un commentaire sur le livre de Boris. J’ai estimé qu’il n’était pas important que j’insiste sur la multiplicité des styles d’écriture que l’on rencontre dans son livre et qui sont sans doute l’illustration d’une propension au copier-coller qui l’expose aujourd’hui à de nombreuses accusations de plagiat… Je n’ai pas jugé utile de parler du contenant du livre. Mais, comme Boris Bertolt insiste pour avoir mon avis là-dessus, je dirai que la qualité du papier et de l’impression sont en dessous de qu’ont produit jusqu’ici les éditions du Schabel… Il faudrait simplement comparer avec le livre du ministre Urbain Olanguena Awono. L’éditeur a probablement pensé que l’auteur devait rester à son réel niveau, celui d’un apprenant….

Je refuse de parler des coquilles qu’on retrouve partout dans le livre… L’essentiel pour moi étant ailleurs, puisque je le dis dans mon article : mon commentaire est celui de quelqu’un qui a suivi l’essentiel des procès et des joutes médiatiques sur le processus foireux d’acquisition d’un avion pour le président de la République. Je m’en tiens à ça pour le moment », précise le directeur de publication de Kalara.

Supercherie scientifique

« Je suis encore peiné de constater que le doctorant en criminologie est intellectuellement peu honnête. Je ne suis pas surpris parce que le recours au plagiat tout seul est déjà en soi une preuve d’une certaine malhonnête. D’abord Boris se permet de soustraire du texte qu’il cite entre guillemets des bouts de passage très importants pour la compréhension du lecteur ; pour mieux se poser en connaisseur et oser, sur une base erronée, sa prétendue critique…
Il ya tellement d’affirmation gratuite dans le livre de Boris Bertolt et dans le commentaire ci-dessus, que je suis peiné pour ceux qui ont cru  que son livre relevait d’un travail d’enquête », clame Christophe Bobiokono.

Un statut de doctorant en Criminologie sans assise épistémologique

« En fait, si notre doctorant avait déjà reçu ses premiers cours de criminologie, il se serait sans doute rendu compte que Avipro et Gia International ne sont que des sociétés-écrans utilisées pour spolier le Cameroun de certains de ses avoirs. C’est sans doute difficile à faire comprendre à un écrivain qui reste encore dans le vertige de ses rencontres avec ses sources anonymes… », hurle le membre du Conseil national de la communication dans sa réponse à ce qu’i appelle la logorrhée de Boris Bertolt publié plutôt sur Facebook.

Visiblement très remontée, la lame à double tranchant de Christophe Bobiokono, blesse Shanda Tonme au passage, un hagiographe de  Yves Michel Fotso, autre acteur avec Marafa Hamidou Yaya, de la palpitante et haletante histoire de l’avion présidentiel, le BB jet 2.

« N.B : Je ferai scanner et je publierai plus tard le contrat du 14 août 2001 entre Gia International et Camair. C’est un contrat qu’on cherche en vain dans le récent livre de Shanda Tonme, « J’ai compris Yves Michel Fotso », une autre œuvre d’empoisonnement de l’opinion publique », dixit Christophe Bobiokono.

16oct.
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