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AFRIQUE :: LA DIASPORA NUISIBLE: CERTAINS NAÏFS ATTENDENT LEUR TOUR A PARIS :: AFRICA
AFRIQUE :: POINT DE VUE
  • Correspondance : Jean-Paul Pougala
  • samedi 12 septembre 2015 19:06:19
  • 25800

AFRIQUE :: LA DIASPORA NUISIBLE: CERTAINS NAÏFS ATTENDENT LEUR TOUR A PARIS :: AFRICA

J'ai été surpris de la virulence par laquelle certains africains se sont attaqués à moi et aux participants à mes formations. Je me suis demandé comment peut-on critiquer une formation dont le contenu est strictement confidentiel et donc qu'on ne peut apporter aucun élément logique pour justifier sa virulence. Je ne comprenais pas comment, lorsque les européens payent cher des experts pour se faire conseiller leurs investissements en Afrique pour prendre notre part du gâteau les africains sont tous muets. Mais lorsque pour une fois un africain offre la même opportunité aux autres africains pour ne plus faire les affaires à l'aveuglette, ce sont des africains qui s'arment de violence et d'incroyable virulence pour me contrer. Alors, j'ai eu l'idée de visiter les sites de quelques uns de ces détracteurs. Et j'ai découvert qu'ils sont presque tous des frustrés en Occident. Ils croyaient aller trouver le bonheur en fuyant l'enfer africains mais ils y ont trouvé un cauchemar. Et leur frustration se manifeste en des méthodes des plus stupides. Jugez-en vous-même à partir de ces photos que j'ai trouvées sur leurs murs facebook et que je publie ici. 

Ce sont tous des gens qui ont juré que l"Afrique était si pauvre avec des dictateurs qu pouvoir qu'ils n'y pouvaient rien faire. Et puis un jour, en lisant mon annonce d'une formation à 2300 € pour 4 jours, et des africains restés en Afrique prêts à à débourser 3 fois leurs salaires en occident pour tenter l'aventure, cela a sonné pour eux comme la preuve même de leur mauvais choix de fuir l'Afrique. Et plutôt que de l'avouer et faire une auto-critique pour comprendre que l'Afrique pauvre et sans avenir qu'ils chantent et hurlent partout en Occident n'existe que dans leurs mauvais rêves, ils préfèrent la fuite en avant de continuer de se convaincre que l'Afrique est tellement pauvre qu'il vaut mieux vivre à 15 dans une chambre dans le froid que de retourner à la maison. 

Et à la vue de ces photos, une réflexion s'impose toute de même. Alors que la diaspora pakistanaise, chinoise, brésilienne, libanaise etc. ne parle jamais de politique tant qu'on vit à l'étranger, les africains sont les seuls qui s'installent dans un rôle de confort pour la critique inutile, en attente que Washington, Paris ou Londres fasse dégager ceux qu'ils appellent le "Dictateur" pour les installer pouvoir. 

Lorsque je les vois au Trocadero à Paris expliquer à des touristes vietnamiens, chinois ou saoudiens qu'ils n'ont pas la démocratie au Congo ou au Cameroun, ils me font tellement pitié, parce qu'ils sont la représentation de cette Afrique trop naïve et corvéable à volonté qui n'a rien compris des enjeux du monde. 

Lorsqu'un Gabonais se met à la sortie du Métro à Paris avec une pancarte dessus écrit : "Bongo doit partir", se rend-il compte de combien il est ridicule ? A qui parle-t-il ? à des prolétaires comme lui qui ne comptent rien dans la société française et qui ne comprennent rien de ce qu'ils balbutient, puisque ces français retiennent que son niveau de langue correspond à a des intonations qu'ils ne comprennent pas. Pire, ces gens ne savent même pas où se trouve le Gabon. Et que veulent ces plaignants qu'ils en fassent d'une supposée démocratie gabonaise ? Ce passager d'un métro parisien n'arrive même pas à payer ses factures à la fin du mois et vous lui parlez du Gabon ou de la Guinée.

La palme d'or de l'idiotie de la diaspora nuisible, je l'attribue à un fantomatique groupe qui depuis Washington qui supplie le président Obama de venir ici au Cameroun les aider à se débarrasser de Paul Biya pour rendre une région du pays indépendante, un peu comme au Sud Soudan. Ce qui m'a le plus fait mourir de rire c'est le drapeau qu'ils se sont choisi. Ils sont si intelligents qu'ils n'arrivent même pas à inventer un vrai drapeau pour leur nouvelle république et ils sont obligés de mettre un mélange honteux du drapeau américain, de l'union européenne et du Vatican. Sont-ils tout simplement certains q'ils peuvent gouverner même un seul quartier de cette nouvelle république ? Des démocrates d'un genre nouveau : ils veulent qu'on fasse un coup-d'état pour les installer à la tête de l'Etat. N'est -ce des drôles de démocrates ?

Certains rédigent des demandes d'audience à l'Elysée tous les jours pour réserver leur tour à la tête d'un Etat africain. Je me demande tout simplement sur quelle planète ils pensent de vivre.

Non, il n'y a pas de dictateurs en Afrique. Ce sont les personnes qui veulent se retrousser les manches pour faire avancer notre continent qui manquent. Et je ne vois pas comment on le ferait depuis Paris, Toronto ou Londres. Paul Biya ne m'a pas empêché de lancer ma plantation de tournesol ou de vignes pour produire le vin, encore moins de faire pousser du safran. C'est même le contraire qui s'est passé : chaque fois que l'information arrivait que je montrais que je faisais partie de la diaspora utile pour faire profiter à mon pays, ce que j'avais appris et copié ailleurs dans le monde, toutes les portes m'ont été grand-ouvertes. Je suis très souvent surpris lorsque partout lorsque je parle d'autorisation pour faire quelque chose au Cameroun, mes interlocuteurs répètent le même refrain : VOUS AVEZ LA TOLÉRANCE ADMINISTRATIVE : DÉMARREZ VOTRE PROJET ET VENEZ NOUS REVOIR QUAND VOUS LE VOULEZ. NOUS VOUS DONNERONS LES AUTORISATIONS NÉCESSAIRES. Des centres de formation aux mini-centrales électriques dans les villages, j'ai eu le même refrain : Tolérance Administrative. Et j'ai foncé. 

Le problème des membres de cette "diaspora nuisible" est qu'ils arrivent arrogants, très surs d'eux, avec des projets bidons qu'ils veulent tous qu'on financent avec le peu d'argent des impôts de ceux qui étaient restés au pays bosser pour faire avancer le pays. Ils ne prétendent rien des pays où ils contribuent et versent leurs impôts. Et lorsqu'on leur dit que ce n'est pas possible, ils retournent avec des déclarations fracassantes du genre "le pays est mort". La vérité est qu'ils ne jouent dans aucun championnat et ça, ils ne le savent pas encore. Ils le découvriront à la retraite. D'ici là, qu'ils aient au moins l'intelligence de se taire. Et de laisser l'espace à ces très nombreux jeunes africains faiseurs d'histoire. 

Douala le 11/09/2015

© Correspondance : Jean-Paul Pougala
12sept.
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